
Élus, professionnels de santé, associations, déléguée départementale aux droits des femmes et à l’égalité, préfète de police et procureur de la République se sont retrouvés ce jeudi 5 juin à l’espace Bargemon pour faire le point sur les violences faites aux femmes et les violences intrafamiliales. Dans le cadre de son conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance et de la radicalisation, la Ville a mis en place une commission sur le sujet en février 2024 avec un objectif : favoriser la mise en réseau, les échanges d’expériences ou récolter de la statistique pour une meilleure prise en charge des victimes.
Car avec 93 féminicides en 2023, 36 femmes tuées depuis le 1er janvier par leur conjoint ou ex-conjoint, le chemin à parcourir est encore long, a déploré Nathalie Tessier, conseillère municipale (PCF) déléguée aux droits des femmes. « Je voudrais que ce décompte s’arrête à tout jamais », a-t-elle lancé. À Marseille, le tribunal judiciaire a bien pris un peu d’avance sur le décret du 23 novembre 2023, avec la mise en place d’un pôle spécialisé dans la lutte contre les violences intrafamiliales, a rappelé Nicolas Bessone, procureur de Marseille et co-président de la commission.
Soutien à une proposition de loi-cadre
En 2024, les classements sans suite en la matière ont baissé de 25% par rapport à 2023, la politique de prévention, avec 29% de stages supplémentaires, se veut « dynamique », quelque 203 téléphones grand danger et bracelets anti-rapprochement ont été affectés, égrène le procureur. On a aussi « libéré la parole », se félicite Corinne Simon, préfète de police déléguée, avec le Grenelle des violences conjugales en 2019. En 2024 dans le département, 685 000 euros ont été débloqués via le fonds interministériel de prévention de la délinquance, de quoi financer 49 actions, dont 26 à Marseille, ajoute-t-elle.
Convention avec des taxis pour permettre le transport des victimes du commissariat à l’hôpital ou vers des lieux sûrs, annuaire du droit des femmes, plateforme d’échange… sont autant d’outils que la Ville a mis en place. Elle mise aussi sur un observatoire des violences faites aux femmes, qui n’attend plus qu’une validation administrative, pour mettre tout le monde en synergie.
Cette restitution a aussi permis à Nathalie Tessier de rappeler les nombreux soutiens à une proposition de loi-cadre intégrale contre les violences sexistes et sexuelles en France, portée par 60 associations avec 140 mesures. Un peu sur le modèle de celle votée en 2004 en l’Espagne. Un cadre qui a permis un certain progrès dans l’argumentation des juges, a témoigné Alicia Brox, professeur de droit, en duplex depuis Barcelone. Concrètement, cette année, on compte 12 féminicides en Espagne…
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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