
« Omerta », « dysfonctionnements systémiques », « signalements dissimulés » : les nombreuses défaillances du périscolaire, dévoilées jeudi dans une enquête de Cash investigation, sur France 2, ont provoqué des réactions de stupeur.
L’enquête de Cash Investigation s’intéresse aux défaillances du périscolaire, notamment à Paris, mais aussi à des dysfonctionnements et violences dans des établissements privés catholiques sous contrat tels que l’Institution Champagnat à Issenheim (Haut-Rhin) et l’établissement scolaire L’Espérance à Sainte-Cécile (Vendée).
Le ministre de l’Éducation annonce des signalements à la justice
« A la suite des révélations, je procède ce jour à plusieurs signalements sur le fondement de l’article 40 du code de procédure pénale », a annoncé le ministre de l’Éducation Édouard Geffray sur le réseau X. « Pour ce qui relève des pouvoirs administratifs de l’Éducation nationale, j’engage également sans délai les procédures de contrôle et de sanction. Une seule ligne : ne rien laisser passer », a-t-il ajouté, sans préciser quels établissements ou personnels seraient visés.
L’article 40 du code de procédure pénale prévoit que toute autorité ayant connaissance d’un crime ou un délit doit en informer la justice.
Cinq millions d’enfants chaque jour
L’enquête, qui s’intéresse aux conditions de travail des animateurs, pointe les faibles rémunérations, les temps partiels subis et les emplois du temps hachés, alors que plus de cinq millions d’enfants sont accueillis chaque jour dans le périscolaire.
On y voit notamment des témoignages de parents dont les signalements de comportements suspects d’animateurs ne sont pas pris en compte, mais aussi l’absence de cadre de recrutement ou encore des comportements inappropriés d’animateurs, dont une qui embrasse un enfant sur la bouche dans une école maternelle du VIIe arrondissement de Paris.
Dati réclame une enquête globale, Chikirou demande une enquête parlementaire
« Les images, filmées en caméra cachée, montrent des comportements inacceptables à l’encontre des enfants », a réagi dans un communiqué la maire LR de cet arrondissement Rachida Dati, également candidate à la mairie de Paris.
Elle dénonce « l’omerta » ainsi que des « dysfonctionnements systémiques » qui perdurent à la Ville de Paris et réclame une enquête globale sur l’ensemble du périscolaire parisien, un plan d’urgence pour faire face à la multiplication d’agressions sur les enfants et une refonte globale du périscolaire.
De son côté, la candidate Insoumise Sophia Chikirou dit avoir déposé une proposition de résolution pour une enquête parlementaire à la demande des parents d’élèves, afin de « faire la lumière sur le système périscolaire à Paris et partout en France ». « Qui sont les responsables ? Pourquoi les alertes n’ont elles jamais été suivies d’effet ? », interroge-t-elle.
Un ex-animateur jugé pour agression sexuelle
Au sujet de l’école maternelle Baudin, dans le XIe arrondissement, dont un ex-animateur sera jugé en mai pour agression sexuelle sur cinq enfants, le premier adjoint Patrick Bloche, interrogé par France 2, reconnaît un « dysfonctionnement majeur dans le cheminement du signalement (…) qui a été fait à un agent qui ne l’a pas remonté ».
« Choc et colère devant l’enquête de Cash investigation », a réagi pour sa part Emmanuel Grégoire, candidat de l’union de la gauche hors LFI. « Les situations de violence mentionnées sont insupportables. Les manquements dans l’encadrement des enfants et dans le traitement des affaires signalées sont inadmissibles », a reconnu le député de Paris qui avait lui-même révélé avoir été victime de violences sexuelles dans le cadre périscolaire durant son enfance. « Il faut tout revoir : les procédures, les contrôles, l’encadrement, la culture même d’une institution qui peut générer une forme de maltraitance quand des alertes ne sont pas traitées assez vite », a-t-il ajouté.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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