Pouillon : l’ex-maire Patrick Vilhem renonce à son appel, sa condamnation devient définitive

Condamné en décembre 2024 à deux ans de prison avec sursis et à deux ans d’inéligibilité pour des faits d’agressions sexuelles et de harcèlement, l’ex-maire de Pouillon, Patrick Vilhem, a finalement retiré son appel. Une décision confirmée par le procureur de Dax.

« Pourquoi je fais appel. » C’est par ces mots que Patrick Vilhem, l’ex-maire de Pouillon, avait justifié sa décision de contester sa condamnation prononcée le 12 décembre 2024. Il avait écopé de deux ans de prison avec sursis pour des faits d’agression sexuelle ainsi que de harcèlement sexuel et moral, commis dans le cadre de ses fonctions de maire, sur une administrée et du personnel municipal. Le tribunal avait également prononcé à son encontre une peine de deux ans d’inéligibilité avec exécution provisoire.

Un procès en appel devait se tenir le 5 mai prochain. Mais Patrick Vilhem y a finalement renoncé. Le retrait de son appel a été confirmé ce jeudi par le procureur de la République de Dax, rendant ainsi la condamnation définitive.Au moment d’annoncer sa volonté de faire appel, il y a un peu plus d’un an, Patrick Vilhem avait adopté une posture combative. Il avait rédigé un communiqué de presse intitulé « pourquoi je fais appel », dans lequel il maintenait la ligne de défense développée lors de la première audience. La condamnation à deux ans de prison avec sursis et à deux ans d’inéligibilité y était qualifiée, selon ses termes, d’“injuste et excessif”.

Il affirmait également : “Le jugement a retenu des maladresses verbales comme preuve de harcèlement (…) Des conflits interpersonnels au travail et des tensions politiques ont été, à mon sens, transformés en scandales sexuels dans un climat d’émulation collective alimenté par le contexte post-#MeToo.”À l’époque, Patrick Vilhem et son avocat avaient défendu l’idée d’une époque où, selon eux, “on ne peut plus rien dire”.Mais ces derniers jours, l’ancien édile a mis un terme à ce qu’il appelait alors “sa lutte pour la vérité”. Pourquoi il ne fait plus appel ?  : “Il est temps pour moi de passer à d’autres choses plus importantes que celle-ci.”