Trois élus ont été victimes ces derniers jours de lettres de menaces et dégradations sur leurs habitations.
Le visage de Mylène Cayzac, maire de Beauvoisin accuse la fatigue. L’élue se dit « écœurée, au fond du trou ». Ce lundi 26 février, à 14 h un rassemblement a été organisé à la suite d’évènements graves qui ont touché trois élus de sa commune et notamment l’aspersion des façades de leurs habitations par de l’huile hydraulique. Les traces noirâtres sont encore bien visibles sur la maison de Jérémy Pérédes, adjoint à l’urbanisme. C’est devant son domicile qu’a lieu ce rassemblement symbolique qui a attiré une bonne soixantaine de personnes dont de nombreux maires de communes voisines, le conseiller départemental du canton Bruno Pascal, des habitants. Le secrétaire général de Renaissance, habitant de Beauvoisin a tenu aussi à être présent.
« Ce rassemblement était une initiative du sénateur Laurent Burgoa et d’élues de communes voisines » explique la maire, « mais comme les autres sénateurs, les Gardois sont retenus à Paris en ce moment ».
Des élus et leurs familles très affectés par ces évènements
Jérémy Péredes est particulièrement visé et depuis longtemps. Quasiment depuis le début du mandat : voiture vandalisée, raccordement à l’eau sectionné… Et puis les lettres anonymes… Les dernières sont particulièrement glaçantes : « On sait où tu habites, ou tu travailles… On sait où ton fils va à l’école… » L’adjoint souligne qu’il ne s’attendait pas à ça en s’engageant au service de la commune.

Rachida Oujeddou, adjointe à l’urbanisme est elle aussi, extrêmement touchée : » Ce que j’ai vécu est tellement violent… Le premier week-end des vacances, j’ai reçu des lettres de menaces anonymes. Puis l’huile sur la maison… ça s’est passé dans la nuit, je n’ai rien entendu…« . Elle confie que, pour elle et sa famille, » c’est psychologiquement très difficile. Je ne suis pas découragée, je me suis engagée sur un mandat et je tiens à aller jusqu’au bout mais j’ai peur pour la suite : où cela va-t-il s’arrêter ? »
« Nous ne céderons pas à la menace »
Éric Toquand, adjoint aux finances, a eu lui aussi sa façade dégradée. « En fait, depuis qu’on a été élu, ça n’arrête pas » souligne l’élu avec lassitude. Le projet d’une salle multi-activités pour remplacer l’ancienne salle polyvalente semble cristalliser la colère de l’auteur ou des auteurs des faits. « On rase l’ancienne mais on en refait une plus grande, plus moderne, aux normes et avec une meilleure perméabilité des sols. On a le soutien de la population… On a relevé les finances, on porte des projets, on donne de notre temps sans compter… et on nous reproche d’être trop dans la légalité ! Mais nous réaffirmons notre volonté de mener à bien nos projets. Nous ne céderons pas à la menace » souligne Eric Toquand, même s’il avoue parfois avoir envie de tout « envoyer paître ».
Jean Denat : « On est tous solidaires »
Des préoccupations que les maires des communes voisines connaissent bien, souvent confrontés aussi à la violence verbale ou celle des réseaux sociaux. Ils ont affirmé leur soutien total aux élus de Beauvoisin. « On peut ne pas être d’accord mais on ne peut pas tolérer la violence « souligne André Brundu, président de la communauté de communes de Petite Camargue.
« On est tous solidaires avec un grand S. Les élus ne sont pas de bois, ce sont des hommes, des femmes, qui ont une famille… » affirme Jean Denat maire de Vauvert. Frédéric Touzellier a porté, lui, le message de solidarité de l’Agglo nîmoise et de son président Franck Proust.
Un suspect interpellé
Mylène Cayzac a tenu à remercier l’ensemble des personnes pour leur présence et leur soutien. Elle a aussi lancé un appel de fermeté à la justice. « On attend maintenant des sanctions fortes. Il y en assez des élus qui se découragent, des élus qui démissionnent… «
L’élue a également remercié la gendarmerie de Vauvert qui en effet pu confondre un suspect, placé en garde à vue dès dimanche. Un habitant du village qui fait l’objet d’une convocation devant le délégué du procureur.
Les élus restent malgré tout prudents sur la suite : « Il y a des personnes, derrière, qui attisent les braises… »
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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