Violences contre les élus : les députés cherchent la parade

, Violences contre les élus : les députés cherchent la parade

Verbales ou physiques, les violences à l’encontre des élus ne cessent d’augmenter ces dernières années. Au point d’être choisi comme thème du dernier Congrès des maires, en novembre 2023. Et d’être au cœur d’une proposition de loi, examinée à l’Assemblée nationale cette semaine.

Publicité

Voté en première lecture au Sénat, le texte déposé par le sénateur du Rhône LR François-Noël Buffet prévoit, entre autres, l’alignement des sanctions prévues en cas de violences contre des élus locaux sur celles qui visent les dépositaires de l’autorité publiques, à l’instar des policiers et des gendarmes.

LIRE AUSSI : Agressions, injures… Les violences contre les maires continuent d’augmenter en 2023

Des sanctions plus lourdes

Ainsi, tout individu condamné pour des faits de violences contre des élus qui occasionneraient une incapacité de travailler supérieure à huit jours, pourra écoper de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amendes. En outre, en cas d’injures publiques, la proposition de loi prévoit une peine de travail d’intérêt général, avec une circonstance aggravante pour les cas de harcèlement, notamment en ligne, lorsque la victime est titulaire d’un mandat électif. Un dispositif qui a été étendu aux « outrages » en commission.

Un durcissement des sanctions qualifié de « surenchère pénale » par les Insoumis. Le député Sébastien Rome, élu de l’Hérault, estime qu’il faut d’abord « s’attaquer aux causes de ces violences » liées à un « malaise démocratique ».

Une législation qui n’est plus adaptée

Autre mesure phare : l’allongement du délai de prescription en cas d’injures et de diffamation publique, qui passe de trois mois à un an. En commission, les députés ont tenu à ce que cette mesure s’applique aussi bien pour les victimes titulaires d’un mandat électif que pour celles qui candidatent à un mandat.

La législation actuelle n’est plus adaptée à la situation des personnalités politiques, en première ligne face aux incivilités et à la violence. Les élus locaux doivent pouvoir « faire respecter leur dignité », a notamment fait valoir la députée Renaissance Violette Spillebout, rapporteure de la loi.

Pallier la crise des vocations

Le texte prévoit en outre l’amélioration de la prise en charge des élus victimes d’agressions ou d’injures. Sur demande, tout élu local possédant un mandat exécutif – à l’instar d’un maire ou un président de région – pourra ainsi se voir attribuer de façon automatique une « protection fonctionnelle ». Un droit destiné à protéger les agents publics contre toute forme d’attaque ou de violence.

Les candidats à des élections locales ou nationales pourront également en bénéficier. Et se voir rembourser par l’Etat les éventuels frais engagés pour leur sécurité durant la campagne. Ce, quelle que soit l’issue du scrutin.

LIRE AUSSI : France des technos et France des paysans : les chiffres de la fracture

De nouvelles dispositions qui visent à répondre à la crise des vocations qui touche la politique locale. Selon les derniers chiffres du ministère de l’Intérieur, qui datent d’avril, 1 293 maires ont démissionné depuis les dernières élections municipales de juin 2020. Au printemps dernier, le maire de Saint-Brevin-les-Pins a notamment rendu son écharpe après des menaces de morts et l’incendie criminel de son domicile et de ses voitures.

L’Association des maires de France recense quant à elle 1 959 défections du côté des adjoints au maire. Les chiffres grimpent à 9 307 pour les conseillers sur la même période.

Vers une grande réforme du statut des élus locaux

Raison pour laquelle des députés de tous bords plaident pour une grande réforme du statut d’élu local. Afin de provoquer « un véritable choc d’attractivité ». La députée du Nord Violette Spillebout a notamment indiqué avoir déposé une proposition de loi avec l’élu communiste Sébastien Jumel allant dans ce sens.

LIRE AUSSI : « Facebook a changé beaucoup de choses » : les maires de plus en plus confrontés à la violence

Parmi les mesures phares du texte figure la création d’une « indemnité d’engagement citoyen » : une somme versée à tous les conseillers municipaux sans délégation, jusqu’à présent bénévoles. Le texte pourrait être examiné lors du prochain créneau réservé aux textes transpartisans, fin mars.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

Source de l’article : Source