
Les élus de Bézu-Saint-Éloi (Eure) ont dû se prononcer mercredi 21 janvier 2026 lors du conseil municipal sur le « maintien ou non des fonctions » du 5e adjoint au maire en charge des grands travaux, de la voirie et de la sécurité, « après le retrait de l’ensemble de ses délégations ».
Absent lors du vote, l’élu a été démis de ses fonctions par le conseil municipal pour « atteinte à l’image de la commune ». Il a depuis lui-même pris l’initiative de démissionner de son mandat de conseiller municipal.
Si le maire Anthony Brunet ne s’est pas étendu sur les motifs de ce vote, préférant ne pas communiquer, « en accord avec le sous-préfet des Andelys, sur le fond du dossier tant qu’une décision de justice n’a pas été rendue », les conseillers municipaux semblaient informés de la cause du scrutin, qui a recueilli l’unanimité en faveur du retrait des fonctions de l’élu.
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« Nous sommes tous au courant du sujet », concédait le maire lors de la séance.
Une déclaration publique qui intervenait quelques jours seulement après un placement en garde à vue pour agression sexuelle aggravée.
Placé sous contrôle judiciaire
Rémi Coutin, procureur de la République d’Évreux, a confirmé qu’à l’issue de sa garde à vue, il avait été « déféré au parquet » et avait « fait l’objet d’une convocation par procès-verbal pour une audience devant le tribunal correctionnel le 17 mars ».
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En attendant, l’homme âgé d’une cinquantaine d’années a par ailleurs été placé sous contrôle judiciaire.
Une affaire « sordide »
Pour l’heure, le procureur de la République d’Évreux n’a pas souhaité communiquer davantage sur cette affaire, estimant que malgré « des faits sordides », elle n’avait pas « troublé l’ordre public ».
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Le retrait des fonctions de cet élu de Bézu-Saint-Éloi a eu pour conséquence de réduire le nombre d’adjoints siégeant au sein du conseil municipal.
En cette fin de mandat, ils ne sont plus que deux à entourer le maire, après deux autres démissions survenues depuis l’élection de 2020.
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