La formation sera aussi obligatoire pour les cadres des instances nationales du parti et sera proposée à chaque nouvel adhérent.
Publié le 16/10/2024 18:34
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Le bureau national du Parti socialiste a voté mardi 16 octobre une résolution obligeant ses cadres des instances nationales et ses candidats à suivre une formation sur les violences sexistes et sexuelles, a fait savoir le parti dans un communiqué.
Au programme de cette formation d’environ deux heures, en présentiel, « un temps de compréhension des mécanismes sexistes, des violences faites aux femmes, avec des données chiffrées pour comprendre le contexte », précise à franceinfo Yasmine El Jaï, secrétaire nationale du PS à la formation à l’égalité femmes-hommes, qui anime certaines sessions aux côtés d’autres formateurs et formatrices.
Il est aussi prévu une phase de quiz et de mises en situation de violences sexistes et sexuelles, de harcèlement, de viol, « avec des cas concrets dont certains sont inspirés de choses qui sont arrivées dans le parti », poursuit-elle. Un dernier volet présente les différents moyens d’agir en interne.
La formation obligatoire doit être mise en place lors du prochain congrès du PS, en 2025, pour les cadres du parti et doit s’appliquer aux candidats dès les prochaines échéances électorales, les municipales de 2026. « Pour les élus actuels, c’est difficile de leur imposer. On l’a organisée à des moments où certains étaient présents dans les fédérations, notamment à Toulouse, mais ce n’était pas de manière systématique », explique Yasmine El Jaï. Des formations sur ce thème ont déjà eu lieu mais de manière ponctuelle et facultative, pendant les universités d’été du PS.
Il est aussi prévu que le parti propose cette formation à chaque nouvel adhérent. « À partir du moment où quelqu’un adhère à un parti qui se dit de gauche et qui porte des valeurs féministes, il faut qu’il ait ce temps de sensibilisation et qu’il voie ce que cela implique d’être féministe », estime-t-elle.
La résolution votée par le PS prévoit par ailleurs « la pérennisation et l’opérationnalisation de la cellule d’écoute et de la commission de lutte contre le harcèlement et les discriminations, afin que tous les signalements puissent être traités efficacement ». Cette commission disciplinaire peut mener des enquêtes et peut prononcer des sanctions, du simple blâme à l’exclusion définitive.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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