
C’est le début d’un nouveau chapitre que l’association des maires ruraux des Yvelines et le réseau Erré, par l’intermédiaire de Corinne Rostan, s’apprête à écrire en ce mois de mars 2025.
Améliorer le placement d’urgence
Deux logements d’urgence devraient ouvrir d’ici quelques semaines dans le Sud-Yvelines. Un dispositif qui faisait cruellement défaut en milieu rural. « Quelques-uns de mes collègues maires et moi avons déjà rencontré des victimes de violence intrafamiliale », déplore Corinne Rostan, maire de Mittainville et référente Erré pour l’association des maires ruraux.
Outre un relogement temporaire à l’hôtel, il était difficile de trouver un endroit pour mettre une victime à l’abri, notamment accompagnée de ses enfants.
D’anciens logements communaux de fonction qui accueillait un cantonnier ou un directeur d’école par le passé, mais qui sont aujourd’hui inutilisés, seront transformés en abri pour les victimes de violences. Un studio pour une personne seule et un autre appartement pour un adulte accompagné d’enfants sont en cours de sécurisation. Les communes d’implantation seront, pour des raisons de sécurité, tenues secrètes.
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Rambouillet Territoires, un partenaire
Pour faire face à ces travaux, Rambouillet Territoires investit 30 000 €. « Ce n’est pas une compétence de l’agglo mais nous sommes là », assure Thomas Gourlan, le président. Il espère voir le dispositif, cas pilote, se développer.
Ce projet, « La Main Tendue », Corinne Rostan y travaille depuis novembre 2023. À cette époque, l’ancienne sous-préfète de l’arrondissement de Rambouillet, Florence Ghilbert, avait organisé une réunion en ce sens. Marielle Savina, déléguée départementale aux droits des femmes était présente.
Les bénéficiaires des logements pourront y rester durant trois mois le temps de retrouver un logement stable. Cette durée sera renouvelable une fois.
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Une association en support
« En milieu rural, nous sommes face à peu de mobilité. Les associations se trouvent principalement dans les grandes villes. Il n’est pas facile pour les victimes de franchir les portes de la gendarmerie. Dans un village tout se sait. »
La référente Erré et maire de Mittainville souligne : « Avec Marielle Savina, nous avons consulté plusieurs associations ». La mission est confiée à l’Avvej (Association vers la vie pour l’éducation des jeunes).
Accompagner les victimes
L’association accompagnera les victimes dans leurs démarches administratives et de santé. Un financement de 30 000 € est attribué par l’État dans le cadre du plan interministériel pour l’égalité entre les femmes et les hommes Toutes et tous égaux (2023-2027) qui a pour but de renforcer la protection des femmes victimes de violences.
« Nous ne sommes pas là pour faire le travail des travailleurs sociaux » tient à souligner l’élue.
Pour meubler les appartements, une cagnotte est organisée samedi 8 mars 2025 à la Queue-lez-Yvelines à l’occasion d’une Journée dédiée aux droits des femmes.
8 mars 2025 : rendez-vous au foyer la Bonnette à la Queue-lez-Yvelines
Au sein du foyer La Bonnette à la Queue-lez-Yvelines, d’une capacité de 350 places assises, l’association des maires ruraux organise une soirée et une journée, les 7 et 8 mars 2025, autour des droits des femmes.
L’évènement démarre dès vendredi 7 mars. La compagnie Les Mascarilles, de Maule, viendra donner une représentation de Pendant ce temps Simone veille. Dès le lendemain matin, le 8 mars à 9 h, une table ronde est proposée. Cette dernière a pour thème « Des violences conjugales à la loi, une prise de conscience en évolution ».
L’après-midi, de 14 h à 17 h, ce sont des ateliers autour du bien-être qui seront proposés : sonothérapie, self-défense, sophrologie, shiatsu sur chaise, zentangle et nutrition. Tout au long de la journée, vous pourrez découvrir deux expositions de photos. Une sur trois, une série de Juliette Dupuis Carle met en avant des victimes de violence conjugale. Chaque photo est accompagnée d’un résumé de ce qu’elles ont bien voulu confier de leur histoire. Camille Gharbi avec Preuves d’amour, met en image les objets du quotidien qui ont été utilisés dans le cadre des féminicides.
« Nous sommes là »
Depuis la mise en place du réseau élus ruraux relais égalité (Erré) dans les Yvelines, les maires adhérents n’ont cessé d’affirmer leur détermination à aider les victimes de violence intrafamiliale. Sur 103 adhérents à l’association, 40 communes ont élu un délégué communal.
Banderoles, sac à baguettes : les actions ont été nombreuses.
Sans oublier la musique. En effet, ils se sont transformés en maires chanteurs à plusieurs reprises. Dans leur dernier clip, le troisième, sorti le 25 novembre 2024, Journée de lutte contre les violences faites aux femmes, ils avaient choisi de réarranger les paroles de la chanson Résiste de France Gall.
« Résiste, Ne sois pas dans liste, Nous sommes à tes côtés, Pour te rendre ta liberté » entonnaient-ils avec conviction. Une promesse qui prend forme !
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Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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