Viols de Mazan : 500 personnes rassemblées à Marseille en soutien à Gisèle Pelicot

, Viols de Mazan : 500 personnes rassemblées à Marseille en soutien à Gisèle Pelicot

Parfois, le hasard fait bien les choses. En déposant 49 silhouettes devant le Palais de justice ce samedi 14 septembre, le collectif des familles de victimes du narcobanditisme ne s’attendait pas à recevoir autant d’applaudissements. Si ceux qui œuvrent « pour la paix et la justice dans nos quartiers » n’étaient pas informés du rassemblement en soutien à Gisèle Pelicot organisé simultanément devant ces marches, leur scène a fait écho, à un corps près, aux 50 hommes accusés de viols, à Mazan, vers qui tous les regards sont tournés depuis le 2 septembre.

500 Marseillais, selon la préfecture de police, se sont réunis devant le tribunal judiciaire pour crier tout leur dégoût face aux violeurs présumés de Mazan, et face à l’impunité des auteurs de violences sexistes et sexuelles qui ne date pas du procès vauclusien selon nombre de manifestants. À la tribune, le collectif féministe Nous Toutes a estimé que « les hommes violent parce qu’ils le peuvent. Depuis MeToo, on entend davantage la parole des victimes, mais il faut aller plus loin. Les plaintes pour viol ont augmenté, mais pas les condamnations. La justice est à la traîne.« 

Une délibération partagée par Carla, debout devant les marches du tribunal : « On ressent une grande impunité des violeurs, les politiques n’agissent pas assez pour que ça change, et les hommes, ils ne changent pas non plus. Aujourd’hui on est rassemblés devant le Palais de justice, mais je ne crois plus en la justice. 94% des viols restent dans l’impunité (94 % sont classés sans suite, selon une étude de l’Institut des politiques publiques portant sur la période de 2012 à 2021, NDLR). C’est toute la société qui doit changer. » Les bras en l’air, Carla a rendu hommage à une autre Gisèle sur sa pancarte, « Halimi défendait déjà Gisèle 50 ans plus tôt » peut-on y lire, en référence au combat de l’ancienne députée pour deux touristes belges victimes d’un viol collectif, en 1974, dans la Calanque de Morgiou. « C’était il y a un demi-siècle, et aujourd’hui rien n’a changé« , se désole-t-elle.

« Pour une fois, les violeurs sont pointés du doigt »

Sous ses paupières, Élise a dessiné des larmes rouges. C’est le visage fermé qu’elle constate que « seulement » plus de 500 personnes se sont déplacées pour soutenir Gisèle Pelicot. « La justice ne nous donne que rarement espoir, justifie-t-elle pour les absents, la voix chargée d’émotion. Elle a déçu énormément de femmes jusqu’à présent« . Samedi, de nombreux hommes ont aussi afflué aux abords de la place Monthyon. Parmi eux, Corentin a surtout eu « une pensée pour toutes celles qui n’ont pas eu le droit à la justice« . Devant le procès de Mazan, il se satisfait que pour une fois, « les violeurs sont pointés du doigt« , faisant référence au choix de Gisèle Pelicot de refuser le huis clos dans ce procès.

Quelques mètres plus loin, Lætitia tenait ses deux fils dans chaque main. « J’ai voulu qu’ils m’accompagnent pour les sensibiliser à la cause des violences faites aux femmes, détaille la mère, le regard plein d’espoir vers ses enfants de 4 et 12 ans. Je veux qu’ils comprennent ce que c’est vraiment que le consentement« .

Dans un climat lourd, entre indignation et pudeur face au « courage » de Gisèle Pelicot, tous se sont réunis avec des applaudissements nourris autour d’un slogan : « Pour que la honte change de camp« , face aux 50 de Mazan.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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