
À quatre semaines des élections municipales, les six associations engagées en Gironde dans la lutte contre les violences faites aux femmes (1) font de cette problématique sociétale un enjeu électoral et « une responsabilité collective ». Elles attendent « une prise de position claire » des candidats aux municipales qui seront sollicités via leur parti, quand l’Association des maires de Gironde relaiera le mouvement des féministes. Avec la conviction que « la lutte commence au plan local, au plus près des réalités du terrain ».
Moyens humains et financiers
La FNSF édite un « Guide à destination des élu.es », accessible en ligne, « pour agir avec des mesures concrètes et accessibles », quelle que soit la taille de la commune. Sensibilisation et prévention, accompagnement des femmes, nécessaire maillage territorial : Solidarité femmes liste les leviers d’action pour qu’aucune « femme victime de violences ne soit laissée sans solution ».
Les militantes demandent « la création d’instances de réflexion avec des interlocuteurs identifiés »
Cela implique d’affecter des moyens humains et financiers. Les militantes demandent « la création d’instances de réflexion avec des interlocuteurs identifiés » à l’échelle communale ou intercommunale. Des élus comme des personnels municipaux en charge de l’égalité, pour coordonner les actions comme « rassembler les données du territoire sur les violences sexistes » qui permettront d’évaluer à leur juste mesure les politiques publiques à mettre en œuvre, présente Corinne Aimé de la Maison de Simone. Brigitte Tandonnet du Cacis rappelle que « nos associations sont en capacité de partager les savoir-faire ». Pour peu que leurs financements soient assurés et pérennes.
« Parcours de la combattante »
Des mesures effectives doivent parallèlement être déployées afin que « les femmes ne soient pas empêchées de partir », souligne Marie Daniel. La cheffe de service de l’Apafed constatant « au quotidien le parcours de la combattante » auquel ces victimes sont confrontées. Ce qui se traduit sur le terrain par la mise à disposition de logements pour faire face à l’urgence comme pour sortir de situations précaires sur le long terme.
Un travail d’ampleur, à la mesure de ce fléau, qui pour les associations ne peut s’appuyer que sur un réseau local ayant « identifié les professionnels et lieux ressources » comme les partenaires associatifs. L’ensemble des actions seront « coordonnées par un comité de pilotage », pose Conchita Cimbron de l’ACV2F Médoc. Comme les actions évaluées par des indicateurs pour en finir avec le flou des chiffres.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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