
Six associations girondines se sont réunies à Bordeaux jeudi dernier pour présenter leur guide aux élus. Objectif : donner des idées aux candidats des élections municipales en termes de lutte contre les violences faites aux femmes.
Faire de la lutte contre les violences faites aux femmes une mesure forte des prochaines élections municipales. Hier, six associations girondines se sont jointes à la fédération nationale Solidarité femmes (FNSF) pour diffuser à destination des candidats. « Il est important de montrer que les communes peuvent agir à leur échelle pour lutter contre les violences faites aux femmes« , martèle Naïma Charaï, déléguée régionale de la FNSF.L’, la Maison des femmes et le , mais aussi Agir contre les violences faites aux femmes de Lesparre-Médoc, la maison de Simone de Pessac et Solidarité femmes bassin de Biganos, y répertorient des mesures pour faire face aux violences conjugales. Le livret propose de mettre à disposition des hébergements d’urgence, des taxis et aussi de créer un réseau avec tous les professionnels en capacité d’agir (associations, forces de l’ordre, services de santé) pour une meilleure prise en charge des victimes. Il met également un point d’honneur sur la sensibilisation, autant pour le grand public que les femmes elles-mêmes. « Beaucoup ne connaissent pas le « , précise Valentine Loukombo-Senga, de la maison des femmes de Bordeaux.Pour convaincre les candidats, les associations prévoient de se mobiliser sur le terrain. « On ne pourra malheureusement pas aller voir tous les candidats des 53 villes du Médoc, parce qu’il y a beaucoup de candidats et de listes, mais nous allons contacter toutes les municipalités et les communautés de communes« , explique Conchita Cimbron, la présidente d’Agir contre les violences faites aux femmes, à Lesparre-Médoc. Elles comptent également envoyer le guide à l’association de maires de Gironde, et à tous les partis politiques sauf l’extrême-droite, « dont les idéologies sur les violences faites aux femmes ne sont pas en accord avec notre vision« , précise le collectif.L’association rappelle que les communes ont la responsabilité de réagir. « Une femme sur dix est victime de violences au cours de sa vie« , rappelle Naïma Charaï.
