Suite aux nombreux affrontements entre jeune à Moorea, notamment celui survenu au débarcadère de Papetoai il y a quelques jours, la DPDJ est partie, de jeudi à dimanche dernier, à la rencontre des élus, des confessions religieuses, de la gendarmerie nationale de l’île ainsi que de quelques associations de jeunesse afin de discuter des problématiques liées à la délinquance juvénile.
Pour rappel, la DPDJ, dont le chef de service n’est autre que Teiva Manutahi, a notamment pour missions la promotion d’une jeunesse responsable, la prévention des risques de délinquance et le soutien à la parentalité. C’est jeudi dernier qu’a commencé le programme du DPDJ par une rencontre avec le conseil municipal de Moorea dans la salle omnisport de Papetoai. Une rencontre qui s’est tenue en présence des représentants de la gendarmerie nationale, de la Direction de le Jeunesse et des Sports et de l’association Arii Heiva Rau, qui œuvre pour l’insertion des jeunes à Papetoai. Ceux- ci ont ainsi échangé sur les différentes difficultés rencontrées par la jeunesse actuelle, en particulier de Moorea et de Papetoai, ainsi que des « modalités pour pouvoir trouver ensemble un protocole d’intervention et de partenariat ».
Des rencontres sur le terrain
Un partenariat entre le DPDJ et l’association Arii Heiva Rau, qui est très présente à Papetoai dans les actions d’insertion des jeunes, a également été évoqué avec la possibilité de mener des actions communes telles que l’organisation des activités sportives comme le judo pour les adolescents ou le développement des plantations agricoles. Alors qu’un diagnostic sur plusieurs causes de la délinquance chez les jeunes de Moorea a été débattu avec les élus, celle qui a retenu particulièrement l’attention du chef de service de la DPDJ est la fermeture des structures sportives. « On a fait des analyses sur les impacts sanitaires et économiques. Je vais proposer pour ma part de faire une analyse sur les conséquences sociales et aussi l’impact des fermetures des salles de sport sur la jeunesse par exemple. Ce qu’il faut retenir de nos rencontres avec les élus, c’est que les jeunes se sont retrouvés seuls dans l’oisiveté suite à la fermeture des salles de sport. Ces derniers ont manifesté leur débordement d’énergie, non plus dans les salles de sport, mais dans la rue. » a déclaré Teiva Manutahi.
Marie-Lou, Bygorre, représentante de l’association Arii Heiva Rau
« Le thème de notre rencontre avec les élus et de la DPDJ a porté sur les affrontements à Papetoai. Mais c’est un problème qui existe dans toute la Polynésie, pas seulement à Papetoai. C’est juste que la bagarre à Papetoai a été publiée sur les réseaux sociaux. J’en appelle au conseil municipal, à la DPDJ, au gouvernement, au haut-commissariat d’aider toutes les associations qui œuvrent pour la jeunesse de Moorea. Il y a des projets qui se montent. Mais si on a moins de personnes qui oeuvrent et moins de finances, on aura par conséquence moins de moyens pour faire avancer ces projets. Le bénévolat ne marche plus comme auparavant. On demande également au gouvernement et au conseil municipal de nous fournir des terres pour encourager les jeunes à se lancer dans l’agriculture. Cela va leur aider dans leur vie. »
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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