VIDÉO. « Petit antisémite » : Louis Boyard pris à partie, insulté et menacé alors qu’il prenait le train

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Sur X, le député La France Insoumise a annoncé avoir été insulté et menacé par un homme dans un train ce dimanche 21 janvier. La vidéo fait le tour des réseaux sociaux.

Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, les internautes aperçoivent Louis Boyard agressé verbalement dans un train. Traité de « petit antisémite » et de « merde », l’élu LFI reste calme et demande à l’individu en question à « rester digne ». Sur X (ex-Twitter) ce dimanche 21 janvier, le député LFI du Val-de-Marne a confirmé la véracité de la scène, indique BFMTV.

« Hier, une vidéo a été diffusée sur les réseaux sociaux. Un homme me filme, m’insulte, me menace. Tout du long, je n’ai cherché qu’à apaiser la situation. C’est ce qu’il y avait de mieux à faire », indique Louis Boyard dans ce tweet vu par plus de deux millions de personnes. « Deux jours plus tard, voilà la vidéo sur les réseaux sociaux. Je pouvais m’y attendre il n’y a rien d’étonnant. Ce qui m’a le plus surpris c’est de ne voir… aucune réaction », poursuit-il.

« Je n’en demande pas tant »

« Aucun journaliste indigné, aucun mot de soutien de députés de la minorité présidentielle, aucun signe de la Présidente de l’Assemblée Nationale », dénonce le politicien. « Rien d’étonnant non plus, je n’attends rien de ces gens-là », poursuit l’insoumis, qui compare sa situation avec celle d’Eric Zemmour, violemment insulté dans la rue en mai 2020. Le président du parti Reconquête avait à l’époque reçu un gros soutien médiatique. 

« Lui, le raciste multicondamné aura eu le droit à leur soutien et à leur compassion. Lui aura eu le droit à plusieurs dizaines d’heures de plateaux télé pour le pleurer. Lui a même eu droit à un appel du Président de la République ! Je n’en demande pas tant », écrit Louis Boyard.

Une « violence symbolique »

Dans son tweet, l’insoumis évoque son déménagement forcé en raison des menaces dont il est victime, et une « intrusion » lors d’une conférence qu’il organisait avec le député Carlos Martens Bilongo. « Il s’est déjà passé tant de choses en seulement un an et demi, alors pourquoi cette vidéo ferait réagir ceux qui n’ont jamais réagi avant ? », interroge-t-il. Dénonçant le « deux poids deux mesures », le député du Val-de-Marne affirme que son « camp social » est la cible d’une « violence symbolique ».

Hier, une vidéo a été diffusée sur les réseaux sociaux. Un homme me filme, m’insulte, me menace. Tout du long, je n’ai cherché qu’à apaiser la situation. C’est ce qu’il y avait de mieux à faire.

Deux jours plus tard, voilà la vidéo sur les réseaux sociaux. Je pouvais m’y…

— Louis Boyard (@LouisBoyard) January 21, 2024

L’élu insoumis fustige également Gérald Darmanin et assure qu’il n’a « jamais vu » la protection policière que lui aurait attribuée le ministre de l’Intérieur. Cette surveillance autour du domicile de l’élu avait été renforcée en février 2023, selon l’AFP. À l’automne dernier, Louis Boyard avait déjà porté plainte pour menaces de mort et intimidations. Lui et sa famille ont notamment reçu des appels incessants, jusqu’à 10 par minute. 

Toujours selon BFMTV, au moins quinze parlementaires LFI ont reçu des menaces de mort ces derniers mois en raison de la position de leur parti sur le Hamas, qu’il a refusé de qualifier d’organisation terroriste. Plusieurs élus insoumis, dont Louis Boyard, ont été obligés de changer d’adresse.

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