
« Aujourd’hui, je ne peux plus sortir de chez moi sans être menacée, insultée, injuriée. Ce n’est plus vivable. Ces insultes et menaces répétées entravent ma capacité à travailler et impactent ma santé », indique, dans un communiqué adressé à la rédaction, ce jeudi 23 mai dans l’après-midi, la maire de Penmarc’h, Gwenola Le Troadec. Elle y annonce, pour ses raisons, sa volonté de se mettre en retrait de ses fonctions pour une durée indéterminée. Dans l’attente de son retour, l’intérim sera assuré par le premier adjoint Jean-Paul Stanzel.
Aujourd’hui, je ne peux plus sortir de chez moi sans être menacée, insultée, injuriée. Ce n’est plus vivable. Ces insultes et menaces répétées entravent ma capacité à travailler et impactent ma santé.
« Je me suis engagée avec sincérité pour améliorer la qualité de vie des habitants de ma ville, pour porter un projet de solidarité et de mieux vivre ensemble. Je me suis engagée pour mener avec courage et détermination les grands défis climatiques qui s’imposent à nous : défense de la pêche durable, locale et artisanale, anticipation du retrait du trait de côte… », explique l’élue, par ailleurs, conseillère déléguée au foncier économique lié à la renaturation et à la revitalisation du domaine public maritime au sein de la CCPBS..
Ces derniers mois, le projet immobilier, en partenariat avec l’Opac Quimper Cornouaille, implanté dans le bourg à proximité de l’église Sainte-Nonna, avait suscité une vive opposition de la part des riverains. Le dossier, inscrit à l’ordre du jour du prochain conseil municipal, le 29 mai, devait donc être débattu dans un climat sous haute tension.
Des frictions étaient également apparues au cours du mandat entre la maire et les élus de l’opposition menée par l’ancien maire Raynald Tanter, qui avaient quitté la séance, lors du vote du budget 2024, le 18 mars dernier.
Fin septembre 2022, la maire était par ailleurs intervenue lors du conseil pour pointer l’attitude « sexiste et misogyne » du groupe minoritaire.
Dans son communiqué de jeudi, la maire « souhaite que les opposants retrouvent la sérénité et le sens du respect pour permettre aux élus de faire le travail et la mission pour laquelle ils ont été choisis au suffrage universel direct ». Elle a aussi « tenu à remercier les élus, les services et celles et ceux qui sont à ses côtés dans ces grands projets essentiels pour l’avenir du Pays bigouden ».
CDCL : Un Bouclier pour nos Élus
L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.
CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.
Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.
Engagez-vous avec CDCL
Pour en savoir plus sur les actions de CDCL et sur la manière dont cette association contribue à protéger nos élus, nous vous encourageons à visiter leur site web.
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