« Antisémite notoire », « nazi »… Le député insoumis Louis Boyard se fait insulter dans une vidéo et regrette l’absence de soutien

, « Antisémite notoire », « nazi »… Le député insoumis Louis Boyard se fait insulter dans une vidéo et regrette l’absence de soutien

« Tu es un antisémite notoire ». Alors qu’il se trouvait à bord d’un TGV, le député insoumis Louis Boyard a passé de longues minutes à se faire insulter dans une vidéo, filmée par son interlocuteur. Cette dernière a été largement relayée sur les réseaux sociaux.  

On entend un homme le traiter de « petit antisémite » ou encore de « merde ». L’élu LFI de son côté tente de jouer l’apaisement et de ne pas répondre au provocations de l’individu. « Tout du long, je n’ai cherché qu’à apaiser la situation », réagit-il dans un long message publié sur X (ex-Twitter) ce lundi. Dans la vidéo, on l’entend notamment appeler son interlocuteur à « rester digne ».

Une situation dans laquelle s’est déjà retrouvé le député du Val-de-Marne. Mais après la diffusion massive de ces images et de cette série d’insultes à son égard, Louis Boyard a fait part de son indignation quant au manque de soutien de la part de la classe politique. 

« Aucun journaliste indigné, aucun mot de soutien de députés de la minorité présidentielle, aucun signe de la Présidente de l’Assemblée Nationale », a-t-il expliqué dans un post sur son compte X (ex-twitter). 

Si le député du Val-de-Marne n’en est pas à sa première scène d’insulte, il a en revanche été choqué par l’absence de soutien, après la publication de ces images sur les réseaux sociaux. « Aucun journaliste indigné, aucun mot de soutien de députés de la minorité présidentielle, aucun signe de la Présidente de l’Assemblée Nationale », a-t-il écrit. 

« Deux poids deux mesures »

Il a également comparé cette scène d’insultes à celle vécue par Eric Zemmour en 2020. « Lui, le raciste multicondamné aura eu le droit à leur soutien et à leur compassion. Lui aura eu le droit à plusieurs dizaines d’heures de plateaux télé pour le pleurer. Lui a même eu droit à un appel du Président de la République! Je n’en demande pas tant », écrit Louis Boyard. Il dénonce deux poids de mesures. 

Dans son tweet, l’insoumis évoque son déménagement forcé en raison des menaces dont il est victime, et une « intrusion » lors d’une conférence qu’il organisait avec le député Carlos Martens Bilongo. « Il s’est déjà passé tant de choses en seulement un an et demi, alors pourquoi cette vidéo ferait réagir ceux qui n’ont jamais réagi avant? », interroge-t-il. Dénonçant le « deux poids deux mesures », le député du Val-de-Marne affirme que son « camp social » est la cible d’une « violence symbolique ».

L’élu insoumis a également visé Gérald Darmanin dans son tweet et assure qu’il n’a « jamais vu » la protection policière que lui aurait attribuée le ministre de l’Intérieur. Cette surveillance autour du domicile de l’élu avait été renforcée en février 2023, selon l’AFP. À l’automne dernier, Louis Boyard avait déjà porté plainte pour menaces de mort et intimidations. Lui et sa famille ont notamment reçu des appels incessants, jusqu’à 10 par minute.

Toujours selon BFMTV, au moins quinze parlementaires LFI ont reçu des menaces de mort ces derniers mois en raison de la position de leur parti sur le Hamas, qu’il a refusé de qualifier d’organisation terroriste. Plusieurs élus insoumis, dont Louis Boyard, ont été obligés de changer d’adresse.

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