
Vers 10 h 30, ce jeudi matin à Rennes, cinq militants du Rassemblement National tractent sur le marché de Jeanne-d’Arc, dans le cadre de la campagne des élections européennes. Parmi eux, Julien Masson, porte-parole du parti lepéniste sur la capitale bretonne et collaborateur des élus RN au conseil régional. Alerté par ses compagnons de la présence d’un « individu menaçant », il traverse le marché avant de croiser sa route. Une altercation éclate alors.
« Il a commencé à me traiter de fasciste, à me cracher dessus et à me frapper. J’ai reçu un coup de poing », explique Julien Masson. Un vendeur de fruits et légumes s’interpose et le militant RN parvient à prendre l’homme en photo. Une image transmise à la police, auprès de laquelle il a ensuite déposé plainte. Il a également fait constater ses blessures – à la tempe gauche et au pouce – auprès d’un médecin, dont nous avons consulté le certificat.
Présents sur le marché, les Insoumis démentent tout lien avec l’agression
Une agression qu’il a racontée sur son compte X (anciennement Twitter), en pointant du doigt « l’extrême gauche ». En effet, des jeunes de la France Insoumise tractaient au même moment sur le marché, souligne Julien Masson, sans affirmer toutefois avec certitude que son agresseur était issu de leurs rangs. « Les violences physiques sont tout simplement insupportables, il est hors de question que l’on puisse réagir comme ça dans le cadre d’une campagne politique », s’indigne-t-il.
Contactés par le Télégramme, les Jeunes Insoumis confirment avoir tracté, ce jeudi matin, sur le marché de Jeanne d’Arc mais réfutent tout lien avec l’agression, qu’ils disent n’avoir vu que de loin. « Ce n’est pas LFI qui a fait ça, ce ne sont pas nos méthodes », dément l’un des militants présents sur place. Les esprits semblent en tout cas s’échauffer, à dix jours du 9 juin.
…
Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
Source: Source
