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« Il n’y a qu’une chose à faire, c’est la pourrir continuellement », « J’ai vu la folle hier sur son destrier », « Celle qui ressemble, quand tu la regardes, à un Picasso ? (et c’est pas un compliment »… Tous ces messages ont été partagés par l’élue d’Annecy Marion Lafarie sur ses réseaux sociaux.
Le 7 octobre, elle a annoncé saisir la justice après avoir reçu de multiples messages du genre, tous plus insultants les uns que les autres. « On n’a pas été élus pour subir ça. On peut avoir des divergences politiques, mais là ça va trop loin ! », exprime-t-elle sur Facebook.
« Les attaques contre les élus sont inacceptables »
Le jeudi 24 octobre 2024, François Astorg, maire d’Annecy, a pris la parole sur les réseaux pour défendre les élus insultés. « La violence en ligne contre les élus, ça suffit ! Une poignée de comptes particulièrement actifs sur les réseaux sociaux mènent de véritables campagnes de harcèlement en ligne, de rumeurs infondées et pernicieuses et de désinformation à l’égard de l’équipe municipale d’Annecy », peut-on lire dans le communiqué signé par la mairie.
« J’argumente mes points de vue, mes orientations et NOS orientations politiques, on reste dans nos lignes politiques du projet de mandat. Et oui ça peut déplaire à certains, c’est entendable. Mais ça n’excuse en rien de passer du côté de la diffamation, de l’insulte, de la haine, et même de l’incitation à la violence et le souhait de me voir morte ! », continue l’adjointe en charge de la voirie, des espaces publics, du stationnement et des mobilités actives.
« Le cyberharcèlement par injure ou diffamation publique est puni d’une amende pouvant aller jusqu’à 12 000 euros. Le non-respect du droit à l’image peut être sanctionné d’une peine allant jusqu’à un an de prison et 45 000 euros d’amende », conclut le maire.
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CDCL : Un Bouclier pour nos Élus
L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.
CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.
Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.
Engagez-vous avec CDCL
Pour en savoir plus sur les actions de CDCL et sur la manière dont cette association contribue à protéger nos élus, nous vous encourageons à visiter leur site web.
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