
Le site d’ultra-droite Réseau libre multiplie les appels aux meurtres depuis les résultats aux élections législatives le 7 juillet 2024. Des publications anonymes attaquent des avocats et des élus.
Les incitations à la haine et à la violence essaiment sur ce site obscur, inaccessible depuis quelques jours. Ses dernières actions avaient débuté au lendemain des élections européennes, encouragées par la montée de l’extrême droite en France.
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Le site avait commencé par diffuser une liste d’avocats « à envoyer dans un fossé ou dans un stade » et a, il y a deux jours, menacé quatre élus de gauche : Alexis Corbière, Manuel Bompard, Ian Brossat et Rachel Keke.
Mystère autour de son origine
Crée en 2015, le site s’autoproclame « réseau de patriotes ». Assez discret ces dernières années, Réseau libre rassemblait des membres de l’ultra-droite française et disposait notamment d’un canal Telegram très actif, vidé de tout son contenu mardi : « C’est les vacances ! On revient bientôt ! Bonnes vacances et bonne chasse ! », indique-t-il.
À ses prémisses, il avait été baptisé « Eurocalifat », raison pour laquelle les enquêteurs avaient soupçonné un expatrié français en Russie, Joël Michel Sambuis, d’en être à l’origine. Cet ex-membre du Front national (1995), a été retrouvé en Russie en 2015, explique Le Monde. Les autorités françaises avaient voulu l’extrader vers la France mais Moscou avait refusé.
Dès 2018, Mediapart soupçonnait l’organisation d’un attentat terroriste visant des personnes musulmanes sur le site. Suite à quoi il s’était « mis en veille » avant de recommencer à publier en 2023, avec une adresse IP localisée en Russie.
Un site intouchable ?
Difficile pour les enquêteurs de mettre la main sur les administrateurs du site. Étant hébergé en Russie, il se permet de répandre des messages qui seraient taxés d’incitation à la haine et à la violence ou de menace de mort.
Sans un accord de la justice russe, les données de connexion ne seront pas communiquées à la France, indique Le Parisien. Impossible donc de retrouver les contributeurs anonymes de la plateforme. Et Réseau libre va jusqu’à s’en vanter : « Seules les lois de la Fédération de Russie s’appliqueront, et aucune donnée de connexion ne sera communiquée à quiconque sans un ordre judiciaire d’un tribunal russe. »
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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