
Lors de son discours de politique générale, mardi, Michel Barnier a indiqué que le projet de réforme de la Constitution, contesté par les indépendantistes kanaks, «ne sera pas soumis» pour son adoption finale. Le scrutin local prévu d’ici à la fin de l’année est reporté «jusque fin 2025».
Michel Barnier a annoncé mardi 1er octobre que les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie seront reportées « jusque fin 2025 » et que le projet de loi constitutionnelle de dégel du corps électoral, à l’origine des émeutes qui ont enflammé l’archipel, ne « sera pas soumis au Congrès ». « Le projet de loi constitutionnelle sur le dégel du corps électoral adopté en mai dernier par les assemblées parlementaires ne sera pas soumis au Congrès », a déclaré le premier ministre lors de sa déclaration de politique générale.
À découvrir
Il a précisé qu’Emmanuel Macron « confirmera » cet abandon aux élus de Nouvelle-Calédonie quand il les réunira « comme il a l’intention de le faire » au mois de novembre. Le projet de réforme du corps électoral calédonien avait déclenché en mai les pires émeutes depuis 40 ans dans l’archipel, faisant 13 morts dont deux gendarmes. Il visait à élargir le corps électoral – gelé depuis 2007 – pour les élections provinciales, cruciales sur l’archipel, aux natifs ou résidents de l’archipel depuis 10 ans, au risque de marginaliser le peuple autochtone kanak, accusent les indépendantistes.
À lire aussiComment Michel Barnier veut reprendre en main l’urgent dossier de la Nouvelle-Calédonie
Le 13 juin, Emmanuel Macron avait annoncé la suspension de la réforme, mais l’abandon du projet, demandé par les indépendantistes, n’avait pas été acté. Concernant les élections provinciales, qui devaient se tenir d’ici au 15 décembre prochain, le premier ministre a en outre annoncé leur report « jusque fin 2025 ». « Les assemblées auront prochainement à se prononcer sur ce report par une loi organique », a-t-il précisé. La date maximale fixée par le Conseil d’État pour l’organisation de ces élections est le 30 novembre 2025.
« Mission de concertation et de dialogue »
Les élections provinciales sont cruciales pour renouveler les assemblées des trois provinces de l’archipel, dont dépend ensuite la composition du gouvernement local. Sur le sujet explosif de la Nouvelle-Calédonie, géré traditionnellement par le premier ministre, Michel Barnier s’est dit désireux de s’impliquer « personnellement » dans le dossier.
Il a par ailleurs annoncé qu’une « mission de concertation et de dialogue » conduite par les présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher, se rendra sur place « prochainement ». Une «délégation interministérielle» spécifique à la Nouvelle-Calédonie sera rattachée à Matignon et au ministère des Outre-mer, « afin de garantir une gestion dans la durée de l’ensemble des enjeux calédoniens ».
« Une nouvelle période doit maintenant s’ouvrir, consacrée à la reconstruction économique et sociale de la Nouvelle-Calédonie, à la recherche d’un consensus politique sur son avenir institutionnel », a-t-il encore dit, sous le regard des membres d’une délégation transpartisane d’élus du Congrès local, indépendantistes comme loyalistes, présents dans les tribunes. Cette délégation a salué «unanimement» le discours du premier ministre et une «gestion du dossier» qui «sort de la politique du coup par coup», dans un communiqué.
En sortant de l’hémicycle, le député calédonien Nicolas Metzdorf, tenant d’une ligne ferme chez les non-indépendantistes, a pour sa part regretté une intervention «sans aucune annonce de soutien financier» et jugé que l’abandon de la réforme électorale est «un gage donné aux indépendantistes radicaux et à l’extrême gauche». «À mon niveau, la censure du gouvernement de Michel Barnier se pose», a écrit sur X ce parlementaire, pourtant membre du groupe macroniste Ensemble pour la République.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
Source de l’article : Source
