
Eddy Princen: « Ce n’est pas à mon âge que je vais commencer à me battre »
De son côté, l’échevin nie toute agression physique, ni préméditation. « Si j’ai quitté la salle du conseil plus tôt que d’habitude, c’est parce que je devais me lever à 4h pour un déplacement en Angleterre ce mercredi, entame d’abord Eddy Princen. Roland Vanseveren me suivait. Je me suis retourné et je lui ai posé la question de savoir s’il n’exagérait pas un tout petit peu concernant ses différentes questions au sujet des droits et devoirs du comité des fêtes de l’école. Il m’a répondu qu’il avait le droit à la parole. » Selon Eddy Princen, des grossièretés auraient alors été échangées avant l’arrivée de Christophe Ben Moussa. « Roland s’est alors couché sur le sol. Ce n’est pas à mon âge que je vais commencer à me battre ! »
En l’absence de témoin, difficile d’affirmer qui dit vrai. Christophe Ben Moussa était bien présent sur la scène et affirme d’ailleurs avoir été « attrapé à la gorge et bousculé » par l’échevin quand il a voulu s’interposer entre les deux hommes pour ramener le calme. « Mais, ensuite, Eddy et Roland étaient dans mon dos quand ce dernier est tombé au sol. »
Roland Vanseveren: « J’irai déposer plainte à la police »
Roland Vanseveren sera ensuite emmené en ambulance à la clinique Notre-Dame de Waremme d’où il sortira en cours de soirée. « On m’a diagnostiqué un syndrome commotionnel, précise ce mercredi l’élu écolo. Je suis en incapacité de travail jusqu’en fin de semaine. Ce matin, je suis resté dans le noir. Je me laisse le temps de me remettre et puis j’irai déposer plainte à la police pour coups et blessures. Une ligne rouge a été franchie. Je me pose même la question de mon engagement en politique dans le futur. On ne fait pas cela pour ramasser des coups. Ce n’est pas la première fois que je reçois des menaces, mais c’est la première fois que cela prend une tournure physique. Cela dure depuis deux ans quand j’ai soulevé avec d’autres l’opacité financière la plus totale du comité dont s’occupe Alain Happaerts (président du CPAS membre du groupe IC) et qui organise les fêtes dans le bâtiment scolaire gracieusement mis à la disposition par le collège. Je rappelle d’ailleurs qu’une information judiciaire est actuellement ouverte au parquet de Liège. J’ai sans doute eu le tort de revenir là-dessus quand on a abordé, ce mardi soir, l’achat par ce même comité de tableaux numériques pour l’école communale. Mais où passent les autres bénéfices des fêtes ? Il suffit d’aller voir l’enregistrement de la séance pour voir la réaction menaçante de l’échevin Dedry. »
Également choqué d’ « avoir été bousculé », Christophe Ben Moussa (PS) se laisse le temps de la réflexion avant d’éventuellement déposer plainte à son tour contre l’échevin Princen: « Je n’ai jamais eu de problème avec Eddy qui habite d’ailleurs dans ma rue. Son attitude m’a fortement surpris. En 30 ans de politique, j’ai vu passer des noms d’oiseaux, mais de là à en venir aux mains. La séance était terminée, mais cela s’est tout de même passé sur le parvis de la maison communale. »
Cette sortie houleuse de conseil pourrait-elle être suivie d’une sanction politique ? « Le code de la démocratie locale prévoit qu’un membre du collège qui se méconduit peut être démis de ses fonctions sur décision ministérielle », assure Roland Vanseveren.
Béatrice Moureau: « Je serais franchement étonnée »
Du côté de la majorité IC, la bourgmestre se dit dépourvue d’éléments objectifs pour pouvoir se positionner clairement à ce stade. « Cela s’est passé sur le parvis de la maison communale, et moi j’étais toujours dans la salle du conseil communal, réagit Béatrice Moureau. Quand Eddy Princen y est revenu, il nous a dit qu’il n’avait rien fait. Il m’est impossible de me prononcer. Je connais fort bien Eddy. Jamais, je ne l’ai vu avoir un comportement agressif. Je n’ai jamais rien entendu de tel à son propos non plus. Si les faits étaient avérés, j’en serais franchement étonnée. Mais là, c’est la parole de l’un contre celle de l’autre. Je ne suis pas médecin non plus. Mais quand notre échevin Kevin Caprasse est allé porter assistance à Roland Vanseveren, il n’a pas vu de trace de coup. Quelle est la part de vérité dans tout cela ? Je n’en sais rien. Donc, je n’affirme rien. Et il est prématuré de parler d’éventuelle sanction. » Ce regrettable épisode (qu’il y ait eu coup ou pas de toute façon !) pourrait d’ailleurs n’être qu’un lointain souvenir lors des élections communales attendues le 13 octobre 2024. « Ceux qui voudraient déjà anticiper un écartement d’Eddy Princen de la liste IC en seront pour leurs frais, nous confie ainsi un observateur averti de la politique berlozienne. Il est cul et chemise avec Alain Happaerts » qui sera le prochain candidat bourgmestre IC.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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