Agression de Sandrine Josso: la démission du sénateur Joël Guerriau réclamée par une centaine d’élus

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Joël Guerriau peut-il tenir jusqu’à la fin de son mandat en 2029? La pression monte encore sur le sénateur mis en examen et soupçonné d’avoir drogué la députée Sandrine Josso afin de l’agresser sexuellement.

Dans une lettre ouverte, son voisin de circonscription, le sénateur Philippe Grosvalet réclament sa démission, accompagné par plus d’une centaine d’élus locaux qui votent aux sénatoriales.

« Même s’il ne siège plus au Palais du Luxembourg, ni ne participe plus à aucun travaux (…)  Monsieur Guerriau a conservé son mandat », regrette ce courrier qui l’appelle à quitter son mandat « sans délai ».

Guerriau ne veut pas démissionner

Parmi les signataires, on trouve notamment Michel Ménard, le président du Conseil départemental de Loire-Atlantique, David Samzun, le maire de Saint-Nazaire ou encore Fabrice Roussel, député de Loire-Atlantique.

Le parlementaire qui a expliqué souhaiter « préserver la sérénité » du Sénat est « en retrait de la participation des travaux de la chambre haute », a-t-il fait savoir le 25 septembre dernier dans un communiqué de presse.

Cette déclaration est intervenue dans la foulée de sa démission de la vice-présidence de la commission des Affaires étrangères à la demande de Gérard Larcher, le président du Palais du Luxembourg.

Mais pas question cependant pour Joël Guerriau qui « conteste les faits qui lui sont reprochés », de démissionner de son mandat. Seul le Conseil constitutionnel peut en effet le destituer de son mandat, après le prononcé définitif d’une éventuelle sanction pénale.

« Un choix regrettable pour l’image » du Sénat

Depuis sa mise en examen en novembre dernier, le parlementaire n’est plus apparu dans l’hémicycle et a été suspendu de son parti Horizons et de son groupe parlementaire Les Indépendants-République et Territoires.

Il ne compte cependant pas abandonner son mandat au nom « des grands principes de la République tels que la présomption d’innocence. L’agument ne convainc guère les élus locaux signataires de cette lettre ouverte.

« Le choix de Monsieur Guerriau de se maintenir, coûte que coûte, est non seulement regrettable pour l’image de la chambre haute de notre Parlement, mais aussi préjudiciable pour la défense de notre territoire », expliquent-ils.

« Seuls 4 des 5 sénateurs du département y siègent effectivement pour porter la voix de nos collectivités ». Les signataires dénoncent donc une « sous représentation de fait » de la Loire-Atlantique.

Ces dernières semaines, de nombreux parlementaires sont montés au créneau pour s’opposer au retour éventuel de Joël Guerriau, alors que le sujet de la soumission chimique est en parallèle au cœur de l’actualité judiciaire à travers le procès des viols de Mazan.

Le gouvernement a annoncé début octobre vouloir reprendre les travaux pour lutter contre la soumission chimique portée par Sandrine Josso.

Article original publié sur BFMTV.com

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