
L’agresseur présumé du maire de Pérols, le 31 janvier dernier, sera jugé le 21 mai au tribunal correctionnel de Montpellier. Il est placé sous contrôle judiciaire jusqu’au procès.
Un ex-raseteur âgé d’une cinquantaine d’années a été fixé sur son sort en attendant l’audience pénale, ce mercredi 12 février après-midi : remis en liberté sous contrôle judiciaire, il devra se présenter mercredi 21 mai au tribunal correctionnel.
Jusqu’à cette date, cet habitant de Pérols a interdiction de venir à l’hôtel de ville de sa commune et de rentrer en contact direct avec le maire, Jean-Pierre Rico, telles sont les obligations données par le juge de la liberté et de la détention -Jld-, devant lequel il a comparu.
À lire aussi
Il avait été convoqué ce mardi 11 février au matin au commissariat central de Montpellier, où il s’est présenté, avant d’être placé en garde à vue dans la foulée pour violences volontaires aggravées parce qu’elles ont été commises sur un élu. Il a reconnu et expliqué les faits qu’il confirmera devant les juges, après l’avoir également fait lors de sa présentation au procureur de la République devant lequel il a été déféré, ce mercredi à 9h et lors de l’audience du juge de la liberté et de la détention. Lors du procès, le maire se constituera partie civile.
Manifestation ce vendredi
Le 31 janvier dernier, cet ancien raseteur avait malmené Jean-Pierre Rico sans lui porter des coups, mais en le soulevant par le cou, après avoir fait irruption assez violemment dans des bureaux de l’hôtel de ville en apeurant une secrétaire et une élue, puis à la vue d’une patrouille de la police municipale qui intervenait, avant d’être invité à quitter les lieux. Il s’était exécuté sans incident. Le maire avait déposé plainte le 6 février et une enquête avait été confiée au Service local de police judiciaire, le Slpj, à Montpellier.
À lire aussi
Les maires de l’Hérault, voire de la région, solidaires de Jean-Pierre Rico appellent à une manifestation pacifique ce vendredi 14 février à 11h pour dénoncer le sort parfois violent, souvent virulent d’élus face à des administrés mécontents. Le rassemblement auquel participera bien sûr Jean-Pierre Rico se déroulera place Carnot, devant l’hôtel de ville de Pérols, en présence de nombreux élus et de la ministre Patricia Mirallès.
« Nous serons nombreux et ce jeudi matin en conseil de Métropole, Michaël Delafosse a appelé les élus à se mobiliser et à être présent, à Pérols », se félicite Laurent Jaoul, le maire de Saint-Brès. Le nombre d’élus agressés dans l’exercice de leurs fonctions en 2024 en France n’est pas encore connu, mais ils étaient près de 3 000 en 2023.
Suivez toute l’actualité de vos villes et médias favoris en vous inscrivant à Mon Actu.
…
Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
Source: Source
