
→ VOUS L’AVEZ PEUT-ÊTRE MANQUÉ
Les lacets de Mathieu Lemay
À l’Assemblée nationale, on débat souvent d’enjeux importants. Et parfois moins, comme cette semaine, lorsqu’il a été question des lacets de député caquiste Mathieu Lemay.
L’élu s’est retrouvé dans l’embarras lorsque l’entreprise Powerlace a publié une publicité où il faisait la promotion du produit.
«Ça a changé ma vie!» y confie-t-il, vantant le «design» et les «feature[s]» de ses lacets, qui s’attachent tout seuls. «Pour un gars sur le fly comme moi, c’est génial!»
Questionné sur l’éthique de prendre part à des publicités tout en étant élu, le député avait l’air de se sentir plutôt petit dans ses souliers, promettant qu’il n’avait pas de mauvaise intention lors du tournage de la vidéo.
Comme quoi en politique, on peut facilement s’enfarger dans ses lacets.

→ LA CITATION
«Je demande à M. St-Pierre Plamondon, au chef du Parti québécois, d’avoir aujourd’hui du courage et de demander à son camarade du Bloc québécois de reculer. De ne pas appuyer le gouvernement Trudeau, la semaine prochaine, et de défendre les intérêts des Québécois et de la nation québécoise.»
— François Legault qui, en d’autres mots, a appelé à faire tomber le gouvernement Trudeau à Ottawa à cause de son inaction dans le dossier de l’immigration temporaire.

→ LE CHIFFRE
30
ans et plus que Pablo Rodriguez ne s’était pas impliqué au Parti libéral du Québec (PLQ), plus précisément au sein de sa commission jeunesse.
Cette semaine, le ministre fédéral des Transports et lieutenant du Québec au sein du gouvernement Trudeau a officiellement renoncé à ses fonctions pour briguer la chefferie du PLQ.
Il veut «revenir aux sources de [s]on engagement». Sans en faire publiquement un motif de départ, il quitte aussi un gouvernement fédéral qui a perdu deux bastions en près de trois mois.
Pour son ancienne collègue Soraya Martinez Ferrada, ce n’est pas de l’«opportunisme», car le PLQ «est, quoi, quatrième, cinquième [dans les intentions de vote]?»
Mais M. Rodriguez compte bien raviver la flamme du mouvement libéral au Québec. «Ce qui manque, […] c’est cette capacité de croire qu’on peut gagner.»

→ ÇA S’EST PASSÉ CETTE SEMAINE
Les yeux dans les œufs
L’actuel ministre de la Capitale-Nationale, Jonatan Julien, s’est attablé avec l’ancien ministre libéral Sam Hamad il y a deux semaines, a révélé Le Soleil plus tôt cette semaine. Dans le blanc des œufs, les deux politiciens ont partagé un repas au restaurant Le Cochon Dingue du secteur Lebourgneuf.

Et comme l’avenir politique de Sam Hamad est sur toutes les lèvres dans la capitale, ce dernier laissant courir la rumeur sur sa potentielle candidature à la mairie de Québec contre Bruno Marchand, ce déjeuner avait tout pour faire jaser.
L’histoire ne dit pas ce qu’ils ont mangé, mais tout porte à croire que les deux hommes n’ont pas parlé de leur cuisson préférée pour leurs œufs.
Merci pour le «complimarde»!
Complimarde: insulte présentée sous forme de compliment.
Le premier ministre ontarien Doug Ford en a fait la démonstration lundi lorsque, tout sourire, il a remercié les médias de s’en être tenus à des questions portant sur l’annonce qu’il faisait.
Les journalistes ont pris l’habitude, durant ces annonces, de le questionner sur les controverses entourant son gouvernement, plutôt que sur le sujet au menu. La raison? Doug Ford refuse les entrevues et fuit les mêlées de presse.
«C’est la première fois, et je fais des milliers de conférences de presse, que nous nous en tenons au sujet. C’est incroyable!» s’est exclamé Doug Ford, en terminant sa conférence de presse.
Pression pour plus de police
La Ville de Québec est-elle victime de «deux poids, deux mesures» au rayon de la police? Le maire Bruno Marchand croit que oui. Le Parti québécois et le Parti libéral aussi.
Devant les refus répétés du ministre de la Sécurité publique, François Bonnardel, aux demandes du maire de Québec, le dossier a rebondi à l’Assemblée nationale cette semaine.
Lundi, le député péquiste de Jean-Talon, Pascal Paradis, a pressé le ministre d’accorder une somme spéciale pour lutter contre la montée de la violence armée à Québec. Montréal a eu 200 millions et Laval 20 millions, en 2022.
Mardi, la libérale Jennifer Maccarone a présenté une motion en ce sens. Motion refusée par la CAQ. Et le ministre a encore dit non.
Finalement, vendredi le ministre Bonnardel a proposé d’envoyer des effectifs de la Sûreté du Québec dans les rangs municipaux. Cette fois-ci, Bruno Marchand a dit non.
CDCL : Un Bouclier pour nos Élus
L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.
CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.
Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.
Engagez-vous avec CDCL
Pour en savoir plus sur les actions de CDCL et sur la manière dont cette association contribue à protéger nos élus, nous vous encourageons à visiter leur site web.
Source de l’article : Source
