Pourquoi c’est important Deux ex-salariées d’une crèche jugées pour violences sur des enfants

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L’ex-directrice et une ancienne infirmière de la crèche People & Baby de Villeneuve-d’Ascq, dans le Nord, sont jugées ce lundi à Lille pour des violences présumées sur plusieurs enfants. Une première audience s’était tenue en mai 2023, mais avait été renvoyée le temps que des investigations supplémentaires soient menées.

Les avocates de la défense avaient alors dénoncé une enquête incomplète, réclamant notamment des auditions de la médecin et de la psychologue qui intervenaient régulièrement dans la crèche. L’audience avait ensuite été renvoyée une seconde fois, en janvier dernier.

Griffures et traces sur le corps

Les deux femmes sont jugées pour « violence sans incapacité sur mineur de 15 ans par une personne ayant autorité sur la victime », sur plusieurs enfants. L’ex-directrice conteste les faits, a indiqué à son avocate, Me Blandine Lejeune, sans souhaiter en dire davantage en amont de l’audience.

« Ce n’est pas le procès de People & Baby mais de deux personnes physiques au sujet desquelles il y a des soupçons », insiste Me Alexandre Schmitzberger, qui représente une famille dont le petit garçon de deux ans était revenu de la crèche avec des « griffures à la base du cou » et des « traces digitiformes laissant penser à une main d’adulte, sur le bras et le tronc ».

Des séquelles psychologiques

Au-delà de ce procès, Alexandre Schmitzberger souhaite que le débat public permette « une réflexion plus large (…) sur l’organisation de ces structures, (…) pour faire en sorte que ce genre d’agissement soit éradiqué ou à tout du moins considérablement maîtrisé ».

« Aujourd’hui, mon enfant a huit ans et a des troubles psychologiques », a expliqué un parent qui s’est constitué partie civile et accuse l’infirmière auxiliaire d’avoir enfermé son enfant dans le noir. Selon lui, les séquelles sont multiples : agressivité, difficultés à l’école, peur du noir, angoisses.

Une enquête à charge

Cette audience intervient quelques jours seulement après la parution du livre Les Ogres, enquête qui dénonce la « voracité » de certains groupes de crèches privées. L’auteur, Victor Castanet, cite longuement la crèche People & Baby de Villeneuve d’Ascq, des parents assurant que leurs enfants ont été laissés dans leur berceau alors qu’ils hurlaient, enfermés dans le noir ou privés de repas. Il accuse aussi le groupe d’avoir falsifié le nombre d’heures de présence des bébés pour toucher de l’argent de la caisse d’allocations familiales.

Dans un communiqué, People & Baby – dont le fondateur et président Christophe Durieux a été évincé de son poste au printemps – indique que « les pratiques décrites dans l’ouvrage sont en décalage total avec les valeurs que (le groupe porte) aujourd’hui ».

Vers une procédure pour « parjure » ?

A noter que les députés du groupe Ecologiste et Social ont demandé vendredi le lancement à l’Assemblée nationale d’une procédure pour « parjure » contre Aurore Bergé, ancienne ministre déléguée aux Familles, accusée dans Les Ogres d’avoir conclu un « pacte de non-agression » avec la déléguée générale de la Fédération française des entreprises de crèches (FFEC) Elsa Hervy.

« Plusieurs éléments (du livre) tendent à démontrer que contrairement à ce que Mme Bergé avait affirmé sous serment lors de son audition (devant une commission d’enquête sur le modèle économique des crèches), elle aurait entretenu des échanges étroits avec le lobby des crèches privées à but lucratif », ont déclaré les élus dans un communiqué.

Aurore Bergé, pour sa part, « dément formellement toute parjure devant la commission d’enquête », a indiqué son entourage.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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