
Jeudi 11 avril, les enseignants et les agents de l’école Charles-de-Bordeu, à Mourenx, soutenus par les parents d’élèves et les élus, exerçaient leur droit de retrait et criaient leur désarroi face au silence de l’administration devant les agressions…
Jeudi 11 avril, les enseignants et les agents de l’école Charles-de-Bordeu, à Mourenx, soutenus par les parents d’élèves et les élus, exerçaient leur droit de retrait et criaient leur désarroi face au silence de l’administration devant les agressions, physiques et verbales, qu’ils subissent. « Nous sommes laissés seuls face à une série d’incidents et de faits de violence, laissant s’installer une forme de banalisation de ces événements et un sentiment d’abandon », confiaient-ils.
Le matin du vendredi 12 avril, les parents d’élèves organisaient un blocus de l’école pour assurer de leur soutien les enseignants et dire leur ras-le-bol de cette situation insupportable. Suite à ces mobilisations, l’inspecteur de circonscription s’est rendu dans l’établissement le vendredi matin. Il a reçu l’équipe enseignante puis les parents.
Selon Mathilde Blanchard, coordinatrice REP (Réseau d’éducation prioritaire) et déléguée FSU, qui a entendu les témoignages, « l’inspecteur a reconnu avec humilité des ‘‘ratés’‘ et s’en est excusé. Il a ensuite réfléchi, avec les enseignants, les AESH, puis les parents, à des solutions pour des prises en charge de certains enfants à besoins éducatifs particuliers et s’est engagé à reposer un cadre avec certaines familles ».
Pas de moyens supplémentaires
Rappelons que sur les 120 élèves que compte l’école, 25 sont identifiés en situations de handicap. « En revanche, aucune proposition n’a été faite concernant l’octroi de moyens supplémentaires, ni dans l’urgence, ni à moyen terme. » Les professeurs, les AESH et les parents se disent soulagés d’avoir reçu une attention qui était attendue, mais ressentent une sorte de dépit et d’expectative, d’autant que les violences subies, sans soutien, ont laissé des traces.
Les violences subies, sans soutien, ont laissé des traces
Le 15 avril, les élus de l’opposition, représentés par Linsdey Deary, ont adressé un courrier au Dasen pour dire leur inquiétude et lui demander des réponses claires et concrètes au mal-être des enseignants et des agents, « ces femmes et ces hommes qui, chaque jour, remplissent la mission fondamentale de former et d’éduquer nos enfants ».
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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