, Violences urbaines : le député Mansour Kamardine rencontre les Mahorais de La Réunion

Violences urbaines : le député Mansour Kamardine rencontre les Mahorais de La Réunion

, Violences urbaines : le député Mansour Kamardine rencontre les Mahorais de La Réunion

Alors que les violences urbaines s’accentuent, notamment dans l’Est et dans le Nord de l’île et que la communauté mahoraise est pointée du doigt, le député de l’île au parfum Mansour Kamardine est en visite à La Réunion. Ce samedi 30 mars, dans la matinée, il a invité les Mahorais à partager un moment d’échange.

Dans le cadre d’une mission parlementaire sur les “risques naturels majeurs”, le député Mahorais Mansour Kamardine est à La Réunion depuis trois jours. Depuis hier, la mission est terminée, mais Mansour Kamardine a décidé de rester un jour supplémentaire afin de “rencontrer les compatriotes Mahorais de La Réunion”.

Regardez le reportage de Réunion La 1ère : 

Le député de l’île aux parfums Mansour Kamardine rencontre les Mahorais de La Réunion. L’heure est à l’écoute et au partage

Depuis quelques mois, le vivre-ensemble réunionnais est fragilisé par les phénomènes de violences urbaines. Selon la Police Nationale, il y aurait “un phénomène de mimétisme sur Mayotte”.

“À La Réunion, comme à Mayotte, ça ne va pas. Ça fait mal d’entendre tout ce qu’on dit sur nous, ça fait plus de 27 ans que je suis à La Réunion, mes enfants et mes petits-enfants sont ici. C’est dur pour nous”, témoigne Mze Zaharay.

Le député Mansour Kamardine a souhaité rencontrer les Mahorais de La Réunion pour écouter leur détresse.

Les Mahorais de La Réunion sont ciblés depuis quelque temps, par un certain nombre d’élus qui leur attribuent tous les faits qui se produisent ici. Je veux rassurer la communauté mahoraise. Je suis là pour être près d’eux et pour leur montrer qu’ils ne sont pas seuls dans ces moments difficiles.

Mansour Kamardine, député

Les Mahorais de La Réunion se sentent rejetés et stigmatisés. Ce samedi matin, beaucoup d’entre eux ont fait part de leur incompréhension, dont Marie Ousseni, jeune mère de famille installée sur notre île depuis six mois.

Aujourd’hui, je ne comprends pas pourquoi les Mahorais sont pointés du doigt. Ce serait à cause d’une minorité de jeunes, qui apparemment viennent de Mayotte, mais on n’est pas sûr qu’ils viennent tous de Mayotte et qu’ils sont tous Mahorais. Qu’est-ce qui nous permet de dire que ce sont des jeunes d’origine Mahoraise ou Comorienne ? Qu’est-ce qui nous permet d’avancer ces propos, comme l’a fait Patrice Selly, le maire de Saint-Benoît. Ce n’est pas acceptable.

Marie Ousseni, Mahoraise installée à La Réunion depuis six mois

Le député Mansour Kamardine tient notamment à apporter son soutien aux Mahorais de La Réunion.

Il n’y a rien de plus difficile que d’être mis en cause, avec la sensation d’une mise en cause gratuite et violente. Donc, les Mahorais ont besoin de se sentir soutenus. Dans les moments de tristesse, on a besoin de s’exprimer et d’extérioriser. Je suis d’abord venu les soutenir, puis on va peut-être apporter des solutions ensemble.

Mansour Kamardine, député

Si les Mahorais de La Réunion ont fait le déplacement pour échanger avec Mansour Kamardine, certains d’entre eux souhaitent apporter des solutions pour vivre-ensemble de manière pérenne.

“On est venu pour proposer des idées par rapport à la manière dont on vit ici et par rapport à la façon dont la population mahoraise est traitée. Il faut qu’on réfléchisse ensemble, que ce soient les élus Mahorais ou les élus Réunionnais, car on est tous dans le même bateau”, martèle Marie Ousseni.

On a trop de cas de mineurs isolés. Pour moi, il n’est pas nécessaire de pointer du doigt une population. Il est nécessaire de faire un constat, un diagnostic des problématiques ensemble. Les solutions seraient la prévention de la délinquance, l’insertion des jeunes en difficulté. Il faudrait également investir dans l’action sociale.

Marie Ousseni, Mahoraise installée à La Réunion depuis six mois

Si l’heure est à l’écoute, beaucoup attendent des changements, avec un réel soutien de la part des élus locaux.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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