
Dans l’Aude, comme ailleurs, les maires restent les figures politiques en qui les citoyens ont le plus confiance. Pourtant, les violences envers eux progressent, avec 2 600 faits recensés en 2023 au niveau national. Face à cette réalité, l’association des maires de l’Aude a mis en place une assistance juridique pour soutenir les élus concernés.
Les maires sont les politiques en qui les Français ont le plus confiance. C’est le résultat du baromètre de la confiance politique du Cevipof. 61 % des personnes interrogées ont confiance en leur maire en 2025, soit un point de plus qu’en 2024 et 4 points de plus par rapport à 2023. « Le maire est l’élu le plus identifié comme le représentant de la République sur son territoire », analyse Eric Menassi, maire de Trèbes et président de l’association des maires de l’Aude (AMA).
Parallèlement, ou plutôt, paradoxalement, les violences envers les élus ne cessent d’augmenter : en 2022 on comptabilisait au niveau national 2 266 faits d’atteintes aux élus, englobant insultes, menaces, dégradations et agressions, soit une augmentation de 32 % par rapport à 2021. En 2023, le décompte s’élevait à 2 600 faits (+15 % environ). L’Aude n’échappe pas non plus au phénomène qui a conduit l’association des maires de l’Aude à s’attacher les services d’un avocat au travers de la signature d’une convention d’assistance avec Me Philippe Pech de Laclause : « Depuis février 2024, 22 élus ont sollicité cette assistance, pour des faits pouvant aller jusqu’à des violences ou l’incendie d’un véhicule », souligne Eric Menassi.
Dans le département, le dernier exemple en date remonte au 26 février 2025 : le maire de Monze et sa secrétaire avaient été agressés au sein de la mairie. L’agresseur avait été condamné à une peine d’un an de prison avec sursis. « Même si les forces de l’ordre interviennent rapidement, les décisions de justice entraînent parfois de l’incompréhension chez les élus », note Eric Menassi. En l’occurrence, le parquet de Carcassonne a fait appel de cette condamnation, estimant la peine insuffisante. Récemment aussi, la mairesse de Villardebelle était menacée de mort par un administré.
Ce paradoxe interroge : pourquoi des élus respectés sont-ils aussi des cibles ? « Malgré tout, l’image politique a été abîmée ces dernières années. La parole politique a été discréditée. Ça n’explique pas tout, mais ça contribue forcément. Et puis, on est face à une population qui souffre incontestablement », explique le président de l’AMA.
De quoi dissuader les maires de se représenter ? « Forcément, ça entre en ligne de compte. Les élus sont avant tout des personnes, avec des vies de famille, et qui n’ont pas envie qu’on s’en prenne à leurs proches », note Eric Menassi. Qui pondère toutefois : « 22 élus sur les 433 que compte l’AMA, ça reste minoritaire, heureusement. Et quand on est maire, on le fait car on a une vision pour notre territoire, parce qu’il nous passionne ». Pour autant, l’édile compte sur un statut de l’élu : « Nous avons besoin d’être protégés dans nos fonctions ».
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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