« Un acte lâche et intolérable » : après l’agression du rabbin d’Orléans, le président de la communauté juive réagit

André Druon, le président de la communauté juive d’Orléans, était ce dimanche matin à la synagogue pour une réunion avec des fidèles. Les discussions ont évidemment tourné autour de l’agression du rabbin d’Orléans, samedi après-midi, en pleine rue. André Druon a accepté de répondre à nos questions.

Le rabbin d’Orléans a été agressé samedi alors qu’il rentrait chez lui après avoir célébré la prière du sabbat. André Druon, le président de la communauté juive d’Orléans, était ce dimanche matin à la synagogue pour une réunion avec des fidèles où il a beaucoup été question de l’agression du rabbin, samedi après-midi, en pleine rue.

, « Un acte lâche et intolérable » : après l’agression du rabbin d’Orléans, le président de la communauté juive réagit

La première question qu’on a envie de vous poser, c’est évidemment de savoir comment va le rabbin ce dimanche matin ?

André Druon : Il a très mal dormi et ça se comprend. Il a surtout eu peur hier avec son fils qui a assisté à la scène. C’est très difficile d’un point de vue psychologique.

Vous a-t-il relaté l’agression ? Qu’en savez-vous exactement ?

Il rentrait chez lui après la prière du Sabbat à la synagogue quand un jeune l’a abordé dans la rue. Il a commencé à le filmer avec son portable en lui demandant  » Vous êtes juif ? Vous êtes juif » et en ajoutant « Vous les Juifs, vous êtes des fils de p… »  À plusieurs reprises, il lui a craché dessus et lui a donné ensuite des coups de pied et des coups de poing. Le rabbin a fini par encercler ce jeune homme qui, du coup, l’a mordu dans le dos. Il est parti quand des témoins sont arrivés et ont eux-mêmes filmé la scène. C’est ce qui a permis d’ailleurs de l’identifier assez vite.

C’est la première fois qu’un acte d’une telle violence touche un membre de la communauté juive d’Orléans ?

Absolument. Depuis le 7 octobre dernier, nous n’avions eu aucune agression de ce type. Il y a eu parfois des graffitis, type croix gammée ou étoile de David, sur des poteaux ou dans l’espace public, mais jamais sur la synagogue. Nous n’avons jamais reçu de menaces non plus. Donc on est passé du graffiti à l’agression et à cet acte lâche et intolérable. Il y a un climat délétère en ce moment entretenu par des personnalités politiques qui répètent les mêmes leitmotiv de haine et d’antisémitisme.

Comment réagissent les membres de la communauté à Orléans ?

Ils sont évidemment très choqués. Jusqu’à présent, on était dans une ville très calme et donc on est tous très surpris, choqué. Je suppose que ça va réactiver une certaine peur et ne pas arranger les choses sur notre vivre-ensemble à Orléans, même si on est bien soutenu par les élus. On a eu beaucoup de témoignages depuis hier.

Depuis samedi soir, un jeune mineur de 16 ans est en garde à vue au commissariat d’Orléans. Il est soupçonné d’être l’auteur des faits. Des vérifications sont en cours a précisé la procureure de la République d’Orléans, Emmanuelle Bochenek-Puren.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

Source: Source