
Impossible pour Raphaël Glucksmann de rester silencieux face à de tels actes. Ce jeudi 26 septembre, le député européen a appris l’agression d’Hervé Guihard, maire de Saint-Brieuc. Une information qui a été révélée par nos confrères du Télégramme. “Il était un peu moins de 9 h lorsqu’un homme âgé de 45 ans lui a porté des coups avec le manche d’un couteau, après avoir menacé pendant de longues minutes l’ensemble des clients présents dans l’établissement (le bistrot de la Poste, ndlr)”, a rapporté le quotidien. Avant de préciser : “La lame n’a pas touché l’élu, qui a été conduit à l’hôpital en observation.” Concernant l’agresseur, ce dernier a été “maîtrisé par les forces de l’ordre à l’aide d’un pistolet à impulsion électrique”.
Choqué par cette nouvelle, le compagnon de Léa Salamé n’a pas attendu une seconde de plus pour témoigner tout son soutien au membre de son mouvement Place Publique. “Tout mon soutien à Hervé Guihard, un homme génial, un maire extraordinaire, mon ami”, a-t-il d’abord écrit sur son compte X, anciennement Twitter. Et de poursuivre : “Il aurait pu mourir sous les coups d’un agresseur qui le menaçait depuis des mois…” À la suite de cette publication, l’ancienne tête de liste du parti socialiste s’est élevée contre “la violence envers nos maires/élus”. Selon lui, ces agissements doivent “cesser ou la démocratie ne survivra pas à la brutalisation permanente”, a indiqué le père d’Alexandre et Gabriel. Raphaël Glucksmann n’est pas la seule personnalité politique à avoir dénoncé ces violences qui sont un véritable fléau quotidien pour les maires de France. Catherine Vautrin, la ministre du Partenariat avec les territoires, a également condamné “avec la plus grande fermeté l’agression du Maire de Saint-Brieuc dans l’exercice de ses fonctions ce matin”, sur son compte X. “S’en prendre à un maire, c’est s’attaquer à la République. (…) Tout mon soutien à Hervé Guihard et à sa famille.”
Tout mon soutien à Hervé Guihard, un homme génial, un maire extraordinaire, mon ami. Il aurait pu mourir sous les coups d’un agresseur qui le menaçait depuis des mois…
La violence envers nos maires/élus doit cesser. Ou la démocratie ne survivra pas à la brutalisation permanente. https://t.co/6YUmFXXhkb— Raphael Glucksmann (@rglucks1) September 26, 2024
Raphaël Glucksmann trop discret ? Ses partisans s’agacent !
Malgré cette prise de parole sur son réseau social, Raphaël Glucksmann a pratiquement disparu de la circulation depuis la dissolution décidée par Emmanuel Macron et les élections législatives qui ont vu le Nouveau Front Populaire arriver en tête au second tour. Du moins médiatiquement. Et cela a le don d’agacer son camp, qui pensait dorénavant le voir occuper l’espace et commencer à avancer ses pions pour 2027.
“Il s’est fait rouler dessus par les partis en juin [il est arrivé derrière Jordan Bardella et Valérie Hayer avec 14 % des voix, ndlr.] mais il s’est comporté comme l’enfant gâté qu’il est. Il faut qu’il se fasse un peu violence”, a fustigé un partisan du PS dans les colonnes de Marianne, ce jeudi 19 septembre. “Place publique, ça sert à quoi ? La grande formation sociale-démocrate existe déjà en France, elle s’appelle le Parti socialiste”, a-t-il aussi pointé du doigt, tandis que plusieurs militants écologistes attendent eux aussi de l’élu qu’il s’affirme et prenne ses responsabilités en tentant de fédérer les gauches derrière lui, pour “tourner la page Mélenchon” comme il l’a lui-même suggéré cet été.
Crédits photos : Stephane Lemouton / Bestimage
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
Source de l’article : Source
