
« Jusqu’à quand allons nous tolérer ça ? »: plus d’un millier de personnes ont défilé en silence mardi à Orléans en soutien au rabbin de la ville violemment agressé en pleine rue devant son fils samedi par un adolescent qui sera jugé fin avril.
Dans la foule de 1 300 personnes selon la police, des responsables religieux, des élus locaux, mais aussi beaucoup d’anonymes, qui s’étaient rassemblés devant la synagogue, située en plein coeur de la ville et derrière la cathédrale, avant de marcher dans le silence jusqu’à la place de la République. Parmi eux, des associations juives locales, l’évêque d’Orléans Mgr Blaquart et le président du conseil départemental du culte musulman Mustapha Ettaouzani, dans une ville jusque-là plutôt épargnée par les actes antisémites.
Un acte « horrible »
Le président de la communauté israélite de la ville, André Druon, a remercié la foule, au nom du rabbin Arié Engelberg et de sa famille. Pour André Druon, la question n’était pas de savoir si un acte antisémite allait se produire mais « quand cela allait arriver », en dépit d’une « bonne entente » entre communautés à Orléans, pointant la responsabilité de « certains médias et de certains politiques », sans citer de noms. Il faut « que les gens prennent conscience qu’après vous, ça sera nous. Donc méfiez-vous », a-t-il averti. « Jusqu’à quand nous allons tolérer ce genre de choses ? ».
Pour la présidente de la Licra dans le Loiret Joëlle Gellert, ce soutien « extrêmement important réjouit », face à un « acte horrible en présence d’un enfant » qui met « en difficulté les piliers de la République ». « Je suis très attristée », a aussi déclaré Mélanie, 44 ans, qui a décidé de se rendre à la marche « pour que tout le monde sache qu’il ne faut pas laisser passer des choses comme ça. Ça rappelle de très mauvais souvenirs », a-t-elle ajouté.
Lors de l’agression, survenue « aux environs de 13H40 » samedi, le rabbin Arié Engelberg, qui était accompagné de son fils, a été abordé par un mineur « en se filmant, le questionnant sur sa religion (…) tout en proférant des injures à caractère antisémite et en crachant en leur direction », avait rappelé le parquet dans un communiqué.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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