
Emmanuel Duplessy, député de la 2e circonscription du Loiret (groupe écologiste et social), a d’abord réitéré son soutien au rabbin agressé, ainsi qu’à sa famille. « Cet acte odieux intervient alors que les actes antisémites explosent ainsi que les violences à caractère raciste ou anti religieux. Quelques semaines avant, à proximité d’Orléans toujours, c’est une mosquée qui était incendiée« , a-t-il rappelé.
« Aucun citoyen ne devrait avoir peur de vivre sa foi, ni craindre des représailles à cause de son apparence ou de son appartenance réelle ou supposée à une communauté. »
Il a également dénoncé l’instrumentalisation politique de cet événement, évoquant « la désignation d’un bouc émissaire » et des « discours haineux » qui, selon lui, « n’y changeront rien. À Orléans, ville de Jean Zay, lâchement assassiné par les miliciens du régime de Vichy, nous le savons et le portons dans notre histoire et notre chair », a-t-il affirmé. Et a appelé à l’unité nationale et à la fraternité, après avoir indiqué que samedi, lors de l’agression, « des citoyens de toutes confessions ont porté assistance à monsieur le rabbin ».
« Profiter d’un drame pour servir un discours de division qui oppose nos concitoyens juifs et musulmans, comme l’a fait le ministre des Outre-mer (Manuel Valls, NDLR), c’est scandaleux ! »
Pour conclure, le député du Loiret a demandé au gouvernement quelles actions il comptait mettre en place pour « la lutte contre l’antisémitisme et ses spécificités, la lutte contre toutes les formes de racisme, la défense de la liberté de culte et la promotion de l’éducation à la tolérance et au vivre-ensemble ».
Stéphanie Rist, députée de la 1ère circonscription du Loiret (groupe Ensemble pour la République), a à son tour salué « la fraternité » des témoins « qui sans sourciller lui sont directement venus en aide. »
Elle a indiqué, en s’adressant au ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau :
« Le rabbin d’Orléans ne se demandait pas s’il allait être agressé, mais quand il allait être agressé. Nos concitoyens de confession juive vivent avec la peur et l’insécurité. L’âge de l’agresseur doit aussi nous interpeller. Mineur, il sera jugé en avril par le tribunal des enfants. Notre proposition de loi sur la justice des mineurs n’a jamais été autant d’actualité. »
« Vous avez mille fois raison »
Elle aussi a tancé l’extrême gauche qui « cultive l’ambiguïté en prétextant le malentendu, utilisant des symboles antisémites » et des candidats du Rassemblement national qui « ont tenu des propos antisémites ». « Quand, enfin, leur responsabilité, à eux aussi, sera mise en cause ? », a-t-elle interrogé, avant d’évoquer la banalisation de la haine sur les réseaux sociaux et dans les manifestations « soi-disant antiracistes ».
La députée du groupe présidentiel a, elle aussi, demandé quelles mesures le ministre de l’Intérieur comptait prendre « pour assurer la sécurité physique de nos concitoyens. »
Ce à quoi Bruno Retailleau a répondu : « Vous avez évidemment mille fois raison ». Avant de préciser que le Premier ministre François Bayrou et lui-même avaient appelé Arié Engelberg pour lui témoigner leur soutien de tout le gouvernement et « de toute la nation française ».
« Dès ce soir partira un télégramme à tous les préfets de France pour qu’ils puissent prendre toutes les mesures nécessaires, notamment pour sécuriser les lieux de cultes, et autres. »
Avant d’accuser, à son tour, « l’islamisme politique, qui est aujourd’hui un catalyseur de l’antisémitisme comme le fascisme l’était hier », puis la France insoumise qui « instrumentalise la cause palestinienne et attise les relents de l’antisémitisme pour de pures raisons électoralistes ».
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
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