Le maire du Bosc du Theil agressé par un habitant

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Laurent Vallée n’avait jamais vécu ça. Mercredi 31 juillet 2024, alors qu’un violent orage provoquait des dégâts au Bosc du Theil (Eure), le maire était sur place pour aider et nettoyer l’eau. « Tout le cœur du village a été touché. Depuis 35 ans que je vis ici, je n’avais jamais vu ça. » Même l’école était inondée, pour la première fois.

Tensions en pleine inondation

En centre-bourg, une partie de la circulation a été coupée. « Pas partout, pour que les gens puissent rentrer chez eux. » Les habitants inondés épongeaient l’eau, entre colère et exaspération, et le ton est monté plusieurs fois entre eux et des automobilistes qui, en passant, généraient un mouvement d’eau qui pouvait salir par endroits. « La situation crée des tensions, notamment avec les usagers de la route », explique la gendarmerie de Bernay, qui est intervenue dans la commune.

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Chemise arrachée

Le maire discutait avec des habitants, en centre-bourg, lorsque la situation a dégénéré. « Il a cru que je l’avais insulté, ce qui est faux. Il m’a attrapé par le col, ma chemise a été arrachée. » L’homme de 52 ans n’ira pas jusqu’à donner un coup au maire, mais la bousculade a choqué Laurent Vallée, qui a également eu trois jours d’incapacité totale de travail.

L’habitant condamné

« La gendarmerie était à côté pour les inondations, je suis allé les voir et ils ont interpellé l’habitant. » Placé en garde à vue au Neubourg, il a ensuite été jugé en comparution immédiate le 2 août au tribunal judiciaire d’Évreux.

Lors du jugement, le prévenu a expliqué qu’il ignorait que Laurent Vallée était le maire, ni même que c’était un élu, ce qui aurait été un facteur aggravant dans sa condamnation. Finalement, il a été reconnu coupable et doit s’acquitter d’une amende de 500 euros et de 250 euros de dommages et intérêts pour la victime.

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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

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