, Fausse agression de l’ancien maire de Saint-Côme-du-Mont: l’ex-élu condamné à quatre mois de prison avec sursis

Fausse agression de l’ancien maire de Saint-Côme-du-Mont: l’ex-élu condamné à quatre mois de prison avec sursis

, Fausse agression de l’ancien maire de Saint-Côme-du-Mont: l’ex-élu condamné à quatre mois de prison avec sursis

Bernard Denis, accusé d’avoir inventé de toute pièce une agression dont il avait dit avoir été victime en novembre 2022, était jugé ce mercredi 27 mars au tribunal judiciaire de Coutances, dans la Manche.

La justice a suivi les réquisitions du procureur. Bernard Denis, l’ancien maire de Saint-Côme-du-Mont (Manche), a été condamné ce mercredi 27 mars à quatre mois de prison avec sursis probatoire de trois ans, une obligation de soins psychiatriques et 7.500 euros d’amende, a appris BFM Normandie.

L’ex-élu était jugé depuis ce mercredi matin devant le tribunal judiciaire de Coutances, dans la Manche. Il comparaissait notamment pour une affaire de dénonciation mensongère. Cette condamnation reprend les réquisitions du procureur Gauthier Poupeau, qui avait regretté que « l’État n’ait pas le droit de recouvrer ses dépenses », à savoir 70.000 euros de frais d’enquête.

« C’est une décision qui correspond en partie à la réalité puisque mon client a lui-même reconnu les faits », a déclaré à l’AFP l’avocate de l’élu, Aline Lebret, regrettant le choix du tribunal de juger Bernard Denis en son absence.

L’ancien maire, qui n’a pas assisté à son procès étant hospitalisé en service psychiatrique depuis une semaine, est accusé d’avoir menti sur une agression qu’il avait soi-disant subie en novembre 2022.

À l’époque, le maire avait été retrouvé dans un champ, des clous plantés dans les mains et les pieds, et du scotch sur la bouche. Il avait alors expliqué aux gendarmes que son agression avait été perpétrée par des personnes qui lui reprochaient son soutien au président Emmanuel Macron.

Interrogé, Bernard Denis avait finalement reconnu s’être lui-même planté les clous. Le scotch utilisé sur son visage avait également été retrouvé à son domicile. Des experts en écriture ont même établi que les lettres de menaces envoyées au domicile de l’élu avaient été écrites par le maire lui-même.

Bernard Denis avait alors expliqué s’être auto-mutilé en raison de la pression causée par son poste de maire, mais aussi des difficultés personnelles au sein de son couple, en lien avec le retard de chantier de sa maison.

Une altération du discernement

Les experts psychiatres ont décrit une altération du discernement de cet ancien maire de la commune déléguée de Carentan-les-Marais (chef-lieu), mais pas d’abolition, raison pour laquelle il a pu être reconnu coupable.

« Son manque d’estime est compensé par un besoin d’être reconnu et aimé », a estimé un expert, « se victimiser le protège d’un effondrement ».

Ce mercredi, le maire devait aussi répondre de faits d’exhibition sexuelle devant une employée de ménage de la mairie. Bernard a écrit une lettre d’excuses à la victime il y a dix jours, déclarant qu’il avait mal agi et qu’il regrettait le mal que son geste avait causé. Le tribunal a renvoyé le jugement pour ce chef d’accusation.

Alixan Lavorel avec AFP

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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