, « Le RN agresse les équipes de Quotidien » : une audition pimentée pour Yann Barthès à l’Assemblée

« Le RN agresse les équipes de Quotidien » : une audition pimentée pour Yann Barthès à l’Assemblée

, « Le RN agresse les équipes de Quotidien » : une audition pimentée pour Yann Barthès à l’Assemblée

« J’ai juré de vous dire la vérité, rien que la vérité donc je ne vais vous dire que je suis ravi d’être là« , a déclaré Yann Barthès en préambule de sa présentation ce mercredi à l’Assemblée nationale. Le présentateur vedette de l’émission Quotidien sur TMC était auditionné ce 27 mars par la commission d’enquête du Palais Bourbon sur l’attribution des fréquences de la TNT.

Une audition réclamée notamment par le Rassemblement national et son vice-président, Sébastien Chenu, leader des députés du RN.

Un face-à-face tendu

Le journaliste évoque « une expérience » fruit de la convocation de « 5 députés du Front national… pardon du Rassemblement national » ajoute-t-il.

En introduction, le président de cette commission Quentin Bataillon, député Renaissance, a expliqué pourquoi une telle audition. « Le but est de pouvoir comprendre et permettre de vous expliquer notamment au sujet de la polémique dont nous avons pu être les observateurs. Je pense aux propos qui avaient été repris lors d’une interview à Sud Radio sur les règles du pluralisme et de l’invitation de certains courants politiques. C’est un lieu ici de confrontation, de contradiction mais aussi de défense pour ceux qui sont parfois attaqués« .

Depuis plusieurs mois désormais, l’émission de TMC a choisi de ne pas inviter d’élus du Rassemblement national sur son plateau. Pour autant, comme l’indique le journaliste de l’émission Julien Bellver, le temps de parole est respecté entre les différents partis, au sens défini par l’Arcom. « C’est une décision collective. C’est lié à la manière dont les journalistes de la rédaction vivent le traitement que leur inflige le RN, a tenu à préciser Laurent Bon, gérant de la société Bangumi productrice de l’émission. « Les rapports de Quotidien avec les politiques n’ont jamais été simples, aussi bien avec le pouvoir qu’avec les oppositions. Même si ces relations sont tendues, la liberté d’informer est respectée par tous, sauf par le Rassemblement national qui s’acharne, je suis désolé de le rappeler ici, à interdire à nos journalistes l’accès à leurs réunions publiques ».

Yann Barthès tacle Cyril Hanouna

« Le RN boycotte, discrédite et agresse les équipes de ‘Quotidien’ depuis des années« , a complété Yann Barthès, reprochant au parti de Marine Le Pen puis de Jordan Bardella « d’interdire » l’accès à ses meetings aux journalistes de l’émission, victimes selon lui de « violences sur le terrain« . Si TF1, par la voix de son numéro 2 Ara Aprikian (qui a collaboré sur C8 il y a quelques années aux côtés de Cyril Hanouna), assure que « toutes les sensibilités politiques s’expriment dans l’émission et le cadre légal de l’équilibre de temps de parole est parfaitement respecté« , le député RN Thomas Ménagé n’est pas de cet avis. Membre de la commission, il reproche à « Quotidien » d’être « la seule émission du PAF à assumer d’exclure une partie du spectre politique« , précisant que ce « n’est pas le même niveau de qualité » entre des enregistrements lors d’événement et un passage en direct sur le plateau.

Avant de conclure, Yann Barthès n’a pas manqué de viser son principal concurrent sur cette case de « talk-show » en access prime-time à savoir « Touche pas à mon poste » de Cyril Hanouna sur C8. « Quotidien c’est 0 dérapage, 0 procédure de sanction, 0 amende, 0 mise en demeure de l’Arcom, 0 mise en garde et aucune procédure en diffamation ».

La question du pluralisme est au coeur des travaux de la commission d’enquête. Ces dernières semaines, elle a également interrogé les vedettes de CNews, dont Pascal Praud, et celle de C8, Cyril Hanouna. Ces chaînes du groupe Canal+, dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, sont accusées par des personnalités de gauche de promouvoir des opinions d’extrême droite, ce qu’elles contestent.

Concurrent de Quotidien avec son émission Touche pas à mon poste, Cyril Hanouna s’est moqué de Yann Barthès sur le réseau social X. Au début de son audition, ce dernier s’était emmêlé dans ses propos après avoir égaré ses notes.

C’est « Jean-Marc sans Jeff Panacloc« , a raillé Cyril Hanouna en référence à une marionnette et son célèbre ventriloque.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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