Essonne : un maire «ceinturé et poussé de force» alors qu’il s’opposait à l’installation illégale de gens du voyage

, Essonne : un maire «ceinturé et poussé de force» alors qu’il s’opposait à l’installation illégale de gens du voyage

Dimanche 18 août, vers 23 heures, des dizaines de caravanes de gens du voyage ont tenté de s’installer illégalement sur le complexe sportif de Villiers-sur-Orge (Essonne). Seulement, le maire de la commune de 4 000 habitants ne s’est pas laissé faire. Il s’est alors interposé, mais a été violemment repoussé. « J’ai été ceinturé, malmené et poussé de force », a-t-il expliqué au Parisien.

Publicité

L’édile a filmé la scène avec son téléphone portable. Sur les images, on peut l’entendre crier à plusieurs reprises : « Vous êtes en train de me molester. » On voit également les caravanes pénétrer sur le complexe sportif, malgré les injonctions du maire. « Notre stade, c’est le seul lieu de sport dans le village, donc c’était important de le sauver », a raconté à nos confrères l’élu, qui s’est vu prescrire 18 jours d’ITT suite à cette altercation.

La suite après cette publicité

« Ils m’ont menacé de revenir »

L’élu a immédiatement porté plainte pour « destruction » et « agression ». Au vu de la situation, les gens du voyage ont finalement quitté les lieux pour s’installer sur une aire d’accueil quelques kilomètres plus loin. « Même en partant, ils m’ont encore insulté, menacé de revenir », a indiqué le maire. Pour éviter leur retour, six blocs de béton ont été installés pour bloquer l’accès au stade. « Maintenant, il faut trouver une solution durable », s’inquiète-t-il.

La suite après cette publicité

Des gens du voyage étaient déjà venus sur la commune en 2023. L’édile a décrit auprès de nos confrères « deux invasions ». « Forts de cette expérience, nous avions installé un portique qui avait coûté 60 000 euros à la commune, mais ils ont trouvé un autre accès. Pour s’installer, ils ont coupé une quinzaine de mètres d’arbres et ont détruit du béton », s’est-il désolé. Les dégâts sont estimés à « quelques milliers d’euros ». « C’est ça de moins pour refaire les écoles, les toits des bâtiments municipaux », a déploré le maire de la commune.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

Source: Source