
L’édile de Villiers-sur-Orge, Gilles Fraysse, a été «molesté» dimanche soir devant le stade de la commune, alors qu’il s’opposait à l’arrivée d’une quarantaine de caravanes de gens du voyage.
«Je suis le maire de la ville ! Vous êtes en train de me molester !». C’est en ces termes que Gilles Fraysse, l’édile de la commune de Villiers-sur-Orge (Essonne), s’adresse à un groupe de gens du voyage, dans une vidéo qui fait depuis dimanche 18 août le tour des réseaux sociaux.
Ce soir-là, le maire se trouve aux abords du complexe sportif de la ville, où, peu après 23 heures, des convois se succèdent sous ses yeux, dans la nuit. Il s’agit de «28 véhicules tracteurs et 20 caravanes», décrit une source policière au Figaro, qui appartiennent à une communauté de gens du voyage. L’édile s’est rendu sur les lieux pour s’opposer à cette installation sauvage, mais alors qu’il s’interpose au pied des véhicules qui continuent d’avancer dans une file de plusieurs centaines de mètres, il se voit «ceinturé et projeté» par un membre de la communauté. «Avance ton camion ! Avance ton camion», intime à un conducteur son agresseur dans la vidéo de l’édile, tout en l’empêchant d’entraver le passage des véhicules.
Plus tôt, ce dimanche, Gilles Fraysse avait été alerté par un adjoint de la mairie : selon les dires de riverains contactant le numéro de police secours, un premier convoi de caravanes était alors en train de s’introduire, vers 20 heures, sur la «coulée douce», un «espace naturel sensible» de verdure où la communauté d’agglomération de l’Essonne a lancé un vaste projet citoyen de plantation d’arbres. «Mais quand nous sommes arrivés, il était trop tard. Les caravanes étaient déjà dételées», regrette l’édile auprès du Figaro. «Si c’est le cas, on n’a d’autre choix, pour expulser le campement, que d’entrer dans une bataille judiciaire et administrative», poursuit celui qui, rompu a l’exercice, a déjà vu l’espace autour du stade municipal envahi à deux reprises, pendant plusieurs mois, en 2022.
Portique de sécurité
«À l’époque, la communauté s’était installée là pour ensuite se brancher sur l’électricité des mâts d’éclairage du stade, et sur l’eau des bornes à incendie», explique-t-il. «Rien que pour le nettoyage des lieux, et la remise en état du terrain, cela avait coûté 20.000 euros à la commune», poursuit celui qui a depuis fait installer un portique de sécurité pour 60.000 euros à l’entrée du complexe sportif, muni de caméras de vidéosurveillance. Mais, cette fois-ci, constate le maire, le convoi de caravanes s’est engagé sur un sentier pédestre qui longe les lieux, après avoir détruit une clôture faite de béton et de grillage, et ratiboisé des arbres de plusieurs dizaines d’années.
Dimanche soir, après l’altercation entre l’édile et un membre de ce second convoi, les policiers de la commune se sont à leur tour déportés aux abords du stade longé par l’Orge. Le calme y était revenu, et l’individu auteur de l’agression ne se trouvait plus sur le lieu du campement en cours d’installation, détaille encore cette source policière. Un appel général du centre d’information et de commandement de la police nationale du département a donc été donné pour retrouver le véhicule du suspect, déjà recensé au fichier du Traitement des antécédents judiciaires (TAJ).
Si le campement de la «coulée douce», constitué d’une douzaine de caravanes, reste implanté depuis dans la commune, celui qui s’est introduit aux abords du stade a été levé lundi soir. Gilles Fraysse, qui s’est vu prescrire 18 jours d’ITT, suppose que «la pression policière ce soir-là» a découragé la communauté. De son côté, l’édile a déposé deux plaintes. L’une pour destruction, l’autre pour agression.
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