Blocage des lycées : Mélenchon accuse le gouvernement de «répression» à l’«arrière-goût raciste»

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Nouveau bras de fer entre Jean-Luc Mélenchon et Sébastien Lecornu sur les réseaux sociaux. Alors que plusieurs lycées d’Île-de-France sont touchés depuis plusieurs jours par des blocages émaillés d’incidents violents, le leader de La France insoumise accuse le gouvernement d’avoir choisi la « répression » face au mouvement. « Les lycéens en mouvement sont inoffensifs. Le gouvernement Lecornu a ordonné la répression. Cette férocité est irresponsable avec un arrière-goût raciste évident. Pas touche à nos jeunes. Élus et militants insoumis, interposez-vous partout où vous le pouvez », a écrit Jean-Luc Mélenchon sur X ce lundi. Une publication qui intervient après les mises en garde des ministres de l’Intérieur et de l’Éducation nationale. Tous deux ont prévenu que les forces de l’ordre interviendraient en cas de violences ou de blocage total des établissements. Selon le ministre de l’Éducation nationale Édouard Geffray, « une dizaine » de lycées étaient bloqués ce lundi.

Sébastien Lecornu avait, de son côté, déjà mis en cause l’attitude de plusieurs responsables de LFI. « Tirs de mortiers, incendies, violences aux abords des lycées : rien ne justifie de mettre en danger des élèves, des personnels ou des policiers. Dans ce contexte, des élus de La France insoumise appellent à étendre le mouvement. Cette surenchère est irresponsable », a écrit le Premier ministre sur X. Le chef du gouvernement a ensuite directement répondu à Jean-Luc Mélenchon : « Votre accusation de racisme est une insulte. Les élèves ont le droit à la sécurité. Les personnels ont droit à la protection. Les policiers ont droit au respect lorsqu’ils accomplissent leur mission », lui a-t-il lancé, avant de lui demander s’il condamnait les violences commises aux abords de certains établissements.

Jean-Luc Mélenchon a aussitôt maintenu sa position : « Et ordonnez à vos policiers de ne pas frapper, gazer, embastiller nos enfants. Les Insoumis s’interposeront partout, que cela vous plaise ou non ». Avant de poursuivre : « Montrez l’exemple : laissez vivre l’école publique, nommez des profs, du personnel de santé, des psychologues. Votre guerre permanente contre les Insoumis saoule tout le monde. »

La mobilisation est soutenue par plusieurs élus de La France insoumise. Vendredi, le député Louis Boyard avait affirmé que « le mouvement lycéen doit s’étendre », estimant que « ces élèves manquent de tout ». Clémence Guetté a également interpellé le Premier ministre ce lundi : « Monsieur Lecornu, qui sont les irresponsables ? Les lycéens alertent depuis des années : fermetures de classes, manque de moyens et de personnels […] Vous leur avez rendu la vie impossible. Ils vous le disent maintenant. Écoutez-les et répondez-leur par des moyens dans votre budget ». Sébastien Lecornu estime au contraire que « le devoir d’un élu de la République est de protéger les jeunes et d’appeler au calme. Instrumentaliser leur colère à des fins partisanes est une faute ». Tout en assurant que « les difficultés des lycées doivent être entendues et traitées ».

Ce lundi, plusieurs faits de violence ont entaché la mobilisation lycéenne : la région Île-de-France dénombre quatre personnels de l’Éducation nationale et sept élèves blessés lors de blocages d’établissements de banlieue parisienne. Le proviseur d’un lycée de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine), notamment, a été agressé en marge d’une manifestation.

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Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.

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