Rouen. Les élus LFI veulent une mission d’information sur les violences faites aux enfants dans le périscolaire

, Rouen. Les élus LFI veulent une mission d’information sur les violences faites aux enfants dans le périscolaire

Le sujet doit être politique, martèlent les élus insoumis au conseil municipal de Rouen. 

Après que trois agents de la Ville ont été suspendus pour des soupçons d’agressions sexuelles sur des enfants au sein de la crèche Pierre de Lune et du périscolaire de la maternelle du Hameau des Brouettes, les quatre élus LFI proposent la création d’une mission d’information et d’évaluation sur les violences faites aux enfants dans le périscolaire. 

Une mission transpartisane ?

La Ville, après les révélations du printemps, a d’ores et déjà commandé un audit sur le sujet dont les résultats doivent être dévoilés à la fin du mois d’octobre. « La mission d’information permet d’aller plus loin que l’audit », plaide Elsa Moutet, élue insoumise. « Si nous allons au bout de ce processus, nous aurons la possibilité d’aller dans les établissements scolaires dans une mission transpartisane pour faire appel à la libération de la parole. On voit qu’il y a besoin que le pouvoir politique porte un message clair, qu’il est inadmissible qu’il y ait autant de violences faites aux enfants », insiste Maxime Da Silva, co-président du groupe insoumis. 

Sur la forme, cette mission d’information doit être soutenue par neuf élus pour être proposée en conseil municipal. Les Insoumis sont quatre et ont écrit à tous les autres élus, à l’exception de ceux du Rassemblement national, pour porter ce projet, établir un diagnostic et formuler des propositions au-delà de ce qu’indiquera l’audit. « Les politiques doivent se saisir du sujet, indique Julien Vanhée, élu insoumis et par ailleurs Conseiller principal d’éducation. Il faut analyser les outils mis en place et favoriser le ‘aller vers’ pour écouter la parole des enfants. » 

Six mois d’action municipale

Les élus LFI ont profité d’une conférence de presse de rentrée pour présenter le bilan de six mois d’action au conseil municipal. Ils ont continué à défendre les priorités de leur programme : le logement avec par exemple la réquisition de logements vides, la défense des services publics ou encore la défense du pouvoir d’achat en votant contre l’augmentation des tarifs des transports ou en tentant de défendre la gratuité des cantines scolaires. 

Le groupe de quatre élus revendique un travail important avec plus de 3h de prise de parole en quatre conseils municipaux et près de 50 interventions.

Sur la forme, il déplore des relations « compliquées » avec le maire socialiste, Nicolas Mayer-Rossignol, et sa majorité. « Il ne veut pas d’opposition et surtout, pas d’opposition de gauche. On a le droit au mépris, aux insultes… Et il joue à un jeu dangereux en mettant sur un pied d’égalité, souvent, les élus insoumis et l’extrême droite », estime Maxime Da Silva, le co-président du groupe des Insoumis. 

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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