
La maire adjointe de Bamenda, la capitale de la région camerounaise anglophone du Nord-Ouest, en proie à un conflit séparatiste, a été enlevée et tuée par des hommes armés, a annoncé lundi soir 28 octobre la radio d’Etat CRTV.
L’élue a été enlevée le 26 octobre à 17 h 30 dans sa résidence, et son corps sans vie a été découvert « baignant dans son sang (…) aux premières heures ce lundi matin », a révélé la radio, citant un communiqué du préfet local. Ses enfants étaient présents au moment de l’enlèvement, selon le responsable d’une organisation locale de défense des droits humains contacté par l’Agence France-Presse (AFP).
C’est à Bamenda qu’un journaliste de langue anglaise, Atia Tilarious Azonhwi, avait été enlevé vendredi 25 octobre, sans que sa trace ait été retrouvée depuis. La ville est régulièrement le théâtre de kidnappings et de meurtres depuis le déclenchement de violences séparatistes en 2016.
Les attaques des séparatistes visant des civils sont monnaie courante dans cette région et dans celle du Sud-Ouest, principalement peuplées par la minorité anglophone de l’ancienne colonie française d’Afrique centrale, majoritairement francophone. Les séparatistes y tuent ou kidnappent régulièrement des fonctionnaires, dont des enseignants, ou des élus, qu’ils accusent de « collaborer » avec le pouvoir central de Yaoundé. L’armée ou la police sont, quant à elles, accusées de se livrer à des expéditions punitives contre ceux qu’elles accusent de sympathiser avec les séparatistes.
Le conflit a éclaté fin 2016 après que le président, Paul Biya, qui dirige sans partage le Cameroun depuis bientôt quarante-deux ans, a fait réprimer violemment des manifestations pacifiques d’anglophones des deux régions qui s’estimaient marginalisées par le pouvoir central. Au moins 6 000 civils ont été tués par les forces gouvernementales et les combattants séparatistes depuis le début du conflit, selon l’ONG Human Rights Watch (HRW).
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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