Les violences commises à l’encontre d’un conseiller municipal de Laroque-d’Olmes, en Ariège, le vendredi 3 octobre, n’ont aucun lien avec le mandat électif de la victime, indique le parquet de Foix trois jours après les faits. Un litige financier serait à l’origine de l’agression.
Le vendredi 3 octobre en début d’après-midi, un conseiller municipal de Laroque-d’Olmes, en Ariège, était violemment agressé par deux individus alors qu’il était arrêté dans sa voiture au feu du carrefour des Quatre Chemins, en plein centre-ville. Un policier au repos était alors intervenu pour porter secours à l’élu, tandis que les auteurs s’enfuyaient avec le véhicule de leur victime. Mais une question restait en suspens : l’agression était-elle ou non liée au mandat du conseiller municipal ?

« Le soir des faits, aucun élément objectif sérieux et indiscutable ne permettait alors d’affirmer que la victime avait bien été agressée physiquement à ce titre », rappelle le procureur de la République de Foix, Olivier Mouysset, qui met un terme à cette interrogation ce lundi 6 octobre.
« Les deux personnes mises en cause, assistées de leur avocat, ont été entendues par les gendarmes pendant le week-end sous le régime de la garde à vue, indique-t-il dans un communiqué. Si elles ont proposé jusqu’à présent une version qui ne correspond pas aux dires de la victime et du témoin, il résulte toutefois des auditions de l’ensemble des protagonistes que l’épisode de violence reproché a bien pour origine un litige financier, qui oppose les parties concernées depuis maintenant plusieurs mois, et qui ne concerne en rien son mandat électif. »
« La victime, qui a été visitée par un médecin légiste, présente une incapacité totale de travail de 4 jours consécutivement aux violences qu’elle a subies, précise encore le parquet de Foix. Les deux personnes mises en cause, déjà connues des services de justice, ont été déférées ce jour au parquet, puis présentées au juge des libertés qui les a placées en détention provisoire dans l’attente de leur jugement. »
Certains actes d’investigation n’ayant pu être obtenus pendant le week-end, les auteurs devront répondre de leurs actes selon la procédure de comparution à délai différé, conclut le procureur de la République, précisant que l’affaire donnera lieu à une audience correctionnelle avant la fin du mois de novembre 2025.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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