Ariège : un élu municipal extrait de force de son véhicule et passé à tabac par deux jeunes

Les jours de la victime ne sont pas en danger.

Les jours de la victime ne sont pas en danger. AFP / © Xose Bouzas / Hans Lucas

Un « carjacking » ultra-violent. En plein jour, ce vendredi 3 octobre, un conseiller municipal de Laroque-d’Olmes, en Ariège, a été victime d’une agression, rapporte Ici Occitanie. À bord de son véhicule, il était arrêté à un feu rouge lorsque deux individus l’ont sorti de force. L’élu a été traîné sur plusieurs mètres et roué de coups de pied. Les malfaiteurs se sont ensuite enfuis avec sa voiture.

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Le conseiller municipal a été transporté à l’hôpital. Ses jours ne sont pas en danger. Le maire de la commune, qui lui a rendu visite au centre hospitalier, déplore l’insécurité grandissante dont sont victimes les élus dans sa ville de 2 500 habitants. « C’est la troisième agression d’un élu en quelques années. J’ai moi-même été victime d’une altercation avec un riverain », a-t-il déploré auprès de la station de radio régionale.

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À ce stade, les forces de l’ordre ne savent pas si le lien est avéré entre les fonctions politiques de la victime et son agression. Le parquet de Foix a ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de l’incident et retrouver les agresseurs. Après une augmentation de 13,5 % entre 2022 et 2023, les agressions contre les élus ont reflué de 9 % entre 2023 et 2024, selon le centre d’analyse et de lutte contre les atteintes aux élus (CALAE). Les maires et conseillers municipaux demeurent les plus touchés.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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