La direction de l’établissement privé catholique haut-rhinois a pris la parole ce samedi dans un long communiqué destiné à rassurer les familles, après l’enquête de Cash Investigation sur France 2, qui pointe une « omerta » au sein de l’institution au sujet d’agressions sexuelles.
Par exemple, un professeur avait eu des gestes « inappropriés » lors d’un voyage scolaire en Allemagne en 2018. La direction, dit la lettre « a immédiatement réalisé le signalement aux autorités judiciaires (…) assurant ainsi la mise en sécurité des enfants dans les meilleurs délais ». L’enseignant a ensuite été jugé et condamné, ce que confirme le procureur de la République de Colmar, qui explique aussi ne pas avoir été saisi d’autres faits s’étant déroulés à l’institution Champagnat.Il y a eu aussi le cas d’un prof de sport accusé de voyeurisme, mais la direction indique que ces faits « se seraient déroulés en dehors du cadre scolaire » en l’occurrence une piscine municipale. « Au nom de la présomption d’innocence, les autorités l’ayant interpellé nous ont demandé de ne divulguer aucun élément« , précise-t-elle. L’enquête de Cash Investigation évoque aussi des relations inappropriés entre des élèves et des adultes, « la direction est en charge d’engager un travail précis d’évaluation« , explique la lettre, qui promet de tenir les parents informés.Le ministre de l’Education nationale a annoncé la semaine dernière qu’il procédait, suite au reportage, à plusieurs signalements à la justice, sans qu’on sache s’ils concernaient spécifiquement Champagnat ou un autre établissement cité dans Cash Investigation. Là encore, le parquet de Colmar nous indique qu’à ce jour, il n’a reçu aucun signalement concernant Champagnat.

