Violences urbaines à Saint-Denis : une adolescente violemment agressée, six collégiennes placées en garde à vue

Le lundi 3 juin dernier, une adolescente de 13 ans a été violemment agressée, entre autres, rouée de coups et battue, par un groupe de six jeunes filles. Les faits se sont déroulés près du collège de Montgaillard, à Saint-Denis. Six adolescentes ont déjà été interpellées dans le cadre de l’enquête, grâce à la présence d’une caméra de surveillance installée près de l’établissement.

« Luttons contre la banalisation de la violence ! », martèle Aude Robert, secrétaire départementale du syndicat Unité SGP Police Force Ouvrière, à la suite de l’agression qui a eu lieu le lundi 3 juin dernier, près du collège de Montgaillard, à Saint-Denis.

Pour rappel, une adolescente de 13 ans a été violemment agressée par un groupe de six jeunes filles.« Ces phénomènes de violences deviennent trop habituels », alerte Aude Robert, qui interpelle les élus pour renforcer les mesures de sécurité.

C’est au niveau de la rue de la Vierge que l’agression d’une jeune élève de 4ème, inscrite au collège de Montgaillard, a eu lieu lundi.

Elle a été prise à partie par cinq ou six autres élèves en rentrant chez elle, à la suite d’une première altercation pendant une séance de sport. Cette agression est dénoncée par un syndicat de police.

C’est toujours la même chose. On est encore sur un cas où on a affaire à des violences urbaines. Ce sont des bandes rivales qui ont des comptes à régler. La particularité de cette procédure c’est qu’on a affaire à des jeunes filles, alors qu’habituellement ce sont plus les garçons qui sont violents. Les violences se sont transposées aux filles, mais le caractère des violences en lui-même reste inchangé.

Aude Robert, secrétaire départementale du syndicat Unité SGP Police Force Ouvrière

Une enquête est ouverte depuis le jour de l’agression. Six jeunes filles ont été interpellées et placées en garde à vue.

D’après les derniers éléments de l’enquête, sur les six interpellations, « cinq jeunes filles sont poursuivies pour des faits de violences volontaires en réunion« , souligne Aude Robert. 

Jeudi matin à 8h30, les cinq jeunes filles ont été convoquées avec leurs parents. La plus âgée d’entre elles, âgée de 14 ans, a été placée en garde à vue, les autres en retenue judiciaire.

Pour les parents d’élèves, c’est la société dans son entier qui doit se remettre en question. 

Ces jeunes filles seront présentées au juge des enfants. On s’attend à ce qu’elles fassent l’objet de mesures éducatives sévères.

Aude Robert, secrétaire départementale du syndicat Unité SGP Police Force Ouvrière

La jeune fille agressée a eu un jour d’ITT. Elle reviendra au collège lundi prochain, soutenue par une cellule psychologique.

Les cinq jeunes filles poursuivies ont eu d’office huit jours d’exclusion, en attendant un conseil de discipline prévu prochainement. 

Regardez le reportage de Réunion La 1ère : 

Agression d’une adolescente à Montgaillard le lundi 3 juin : une violence juvénile qui inquiète la police. Reportage

Une caméra a été positionnée aux abords du collège de Montgaillard afin de lutter contre les incivilités, informe la ville de Saint-Denis, dans un communiqué publié hier, le 7 juin. 

Les vidéos capturées par cette caméra apporteront évidemment leurs concours à l’enquête en cours.

Ericka Bareigts, maire de Saint-Denis
Violences urbaines à Saint-Denis : une adolescente violemment agressée, six collégiennes placées en garde à vue
Violences urbaines à Saint-Denis : une adolescente violemment agressée, six collégiennes placées en garde à vue

Les forces de l’ordre déplorent, de manière générale, des violences urbaines « récurrentes » dans les quartiers sensibles de La Réunion.

« On n’est pas étonnés », souffle Aude Robert, qui réclame « plus de mobilisation de la part des élus et du tissu associatif ».

Pour nous, fonctionnaires de police, il faut qu’on soit au rendez-vous pour essayer d’enrayer ce phénomène qui s’installe durablement un peu partout sur l’île. On veut un réel maintien de l’ordre public. On veut pouvoir interpeller et présenter devant la justice les personnes mises en cause. On attend aussi de vraies sanctions de la part de la justice. On ne peut pas laisser passer ça. Là, on constate que la violence est trop banalisée.

Aude Robert, secrétaire départementale du syndicat Unité SGP Police Force Ouvrière

De son côté, Ericka Bareigts, maire de Saint-Denis a réagi dans un communiqué publié le 7 juin.

Elle « condamne fermement ces comportements qui portent atteinte au vivre ensemble que nous chérissons à La Réunion » et apporte tout son soutien à la victime. 

Les services de la ville et en particulier la police municipale travaillent de manière resserrée avec la police nationale afin de garantir la sécurité des abords du collège et de l’ensemble des établissements scolaires de la ville. Quotidiennement, des équipes de médiateurs effectuent des rondes tout au long de l’année scolaire. Elles seront intensifiées. Nous continuons à renforcer notre action sur toute la ville pour que de tels actes de violences ne puissent plus se reproduire.

Ericka Bareigts, maire de Saint-Denis

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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