Rixes à Murinais : 4 personnes, dont un mineur, mises en examen pour violences aggravées

Après la double rixe de Murinais dans la nuit du 25 au 26 mai derniers, quatre des sept personnes interpellées mercredi 5 juin par les gendarmes de Saint-Marcellin, ont été mises en examen ce vendredi 7 juin au soir, à l’issue de leur présentation devant un juge d’instruction. Les trois autres ont été laissées libres à l’issue de leur garde à vue

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Ces quatre personnes, dont un mineur, ont donc été mises en examen pour violences aggravées et placées sous contrôle judiciaire. Elles sont soumises notamment à un couvre-feu. C’est ce qu’a précisé vendredi soir dans un communiqué le Procureur de Grenoble.

Quatre mises en examen pour violences aggravées

Mercredi 5 juin, une importante opération de gendarmerie avait été menée à Saint-Marcellin, notamment dans le quartier sensible de Beausoleil. Elle faisait suite aux deux bagarres qui avaient eu lieu, lors du bal de Murinais, organisé par les Jeunes Agriculteurs du coin et baptisé : le bal des Farmers.

Comme tous les élus, le maire de Saint Marcellin s'est dit inquiet du climat de tension entre les jeunes du secteur, qui semblent divisés en deux clans
Comme tous les élus, le maire de Saint Marcellin s’est dit inquiet du climat de tension entre les jeunes du secteur, qui semblent divisés en deux clans © Radio FranceVéronique Pueyo

Au cours de la fête, un paysan et un jeune de Saint-Marcellin s’étaient disputés, pour une sombre histoire de poignée de main un peu trop vigoureuse, semble-t-il et cela avait dégénéré en bagarre, un mineur de 15 ans étant blessé à la tête.

Pour le venger, ses copains de Beausoleil étaient alors revenus avec des barres de fer et une deuxième bagarre avait éclaté. Parmi les blessés, les pompiers avaient alors porté secours à un jeune de 24 ans, gravement blessé à la tête, lui aussi, avec une ITT (interruption temporaire de travail) de 12 jours.

Risque de « crépolisation »

Le préfet de l’Isère avait dénoncé une montée intolérable de la violence, les élus parlant eux de « crépolisation », en référence au drame de Crépol, dans la Drôme, au cours duquel le jeune Thomas avait été tué d’un coup de couteau. Le parquet de Grenoble avait alors ouvert une information judiciaire. L’enquête va donc désormais se poursuivre sur commission rogatoire.

Bal de Saint-Sauveur maintenu samedi soir

Malgré ce climat de tension, le bal prévu ce samedi 8 juin au soir, à Saint-Sauveur, non loin de Saint-Marcellin, est bien maintenu par les organisateurs. Il s’agit d’un bal mousse qui aura lieu dans le stade de foot et qui se tiendra sous la surveillance d’agents de sécurité et de gendarmes.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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