
Soula Saïd Souffou, le conseiller départemental de Sada-Chirongui, était l’invité de Zakweli ce jeudi pour revenir sur les violences en Nouvelle-Calédonie et la présentation ce vendredi des projets de loi Mayotte.
L’état d’urgence a été décrété en Nouvelle-Calédonie après plus de trois nuits d’émeutes ayant fait 4 morts, dont un gendarme, et des centaines de blessés. « Ce qui se passe là-bas est sans commune mesure avec ce qu’il y a chez nous« , annonce le conseiller départemental de Sada-Chirongui, Soula Saïd Souffou, avant d’ajouter au sujet de la réponse des autorités: « ne pas comprendre pourquoi il y a un tel déséquilibre dans le traitement de deux territoires ultramarins. »
La mise en place de l’état d’urgence à Mayotte est une demande formulée à plusieurs reprises par les élus et des collectifs. « Pourquoi est-ce qu’un mort mahorais ne vaut pas un mort calédonien ? Il ne s’agit pas de faire une concurrence des douleurs, mais d’exiger l’égalité« , affirme l’élu. « C‘est un deux poids, deux mesures. A Mayotte, nous vivons tous les jours une situation exceptionnelle, il nous faut des mesures fortes. » Il dénonce notamment « un manque d’expérience » des gouvernements sur les questions ultramarines.
Alors que l’Assemblée nationale a adopté le projet de loi constitutionnel pour dégeler le corps électoral en Nouvelle-Calédonie, le conseiller départemental se dit à l’inverse favorable à une telle mesure à Mayotte, en cas de nouvelles consultations sur le statut de l’île. « Nos aïeux se sont battus pour la départementalisation et nous savons que nous avons un voisin qui revendique notre territoire et qui nous envoie massivement sa population pour changer la démographie et donc la destinée politique« , explique Soula Saïd Souffou. « L’ONU et l’OTAN ont déjà reconnu que les populations pouvaient être instrumentalisées pour déstabiliser un territoire. »
À la veille de la présentation à l’Élysée des projets de loi Mayotte aux élus mahorais par le président de la République, l’élu ne cache pas sa méfiance. « Je ne m’attends pas à une révolution, car le premier retour qui nous a été fait sur les 120 propositions du département n’a rien de rassurant. Je suis sceptique mais je garde l’espoir qu’au vu de la dégradation de la situation, le gouvernement ait un sursaut politique« , résume-t-il. « Nous avons déjà dit non à un premier texte qui ne correspondait pas aux attentes des Mahorais, s’il le faut, nous dirons non à un deuxième texte.«
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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