Elus agressés : comment garantir une exécution rapide et efficace des jugements

, Elus agressés : comment garantir une exécution rapide et efficace des jugements

Réponse du ministère de la Justice : La lutte contre toute forme de violence commise à l’encontre des élus constitue une priorité du ministère de la Justice.

De tels faits, qui portent atteinte aux représentants de notre démocratie, et par la même à nos valeurs républicaines, ne sauraient être tolérés dans notre Etat de droit.

A cet égard, la loi n° 2023-23 du 24 janvier 2023, adoptée à l’unanimité par les deux chambres du Parlement renforce l’accompagnement et la protection des parlementaires et élus locaux victimes d’agression, en les soutenant dans leur action judiciaire. Elle modifie l’article 2-19 du code de procédure pénale et permet désormais à toute association nationale reconnue d’utilité publique ou régulièrement déclarée depuis au moins cinq ans, dont les statuts se proposent d’assurer la défense des intérêts des élus municipaux, départementaux, régionaux, territoriaux et de l’Assemblée de Corse, ainsi qu’à toute association qui lui est affiliée, de se constituer partie civile.

L’alinéa 1er de l’article 2-19 du code de procédure pénale est également modifié afin d’élargir le champ des infractions pour lesquelles la constitution de partie civile est possible à tous les crimes et délits contre les personnes ou les biens, à certaines atteintes aux dépositaires de l’autorité publique et à tous les délits de presse. Enfin, le nouvel article 2-19 du code de procédure pénale élargit aux associations, assemblées et collectivités visées, la possibilité de se constituer partie civile au bénéfice d’un proche de l’élu, victime des infractions mentionnées à l’aliéna 1er en raison des fonctions ou du mandat de l’élu.

L’engagement du ministère de la Justice s’illustre également à travers les nombreuses circulaires et dépêches diffusées en matière d’atteintes aux élus.

A cet égard, la circulaire du 7 septembre 2020 a rappelé aux procureurs généraux et procureurs de la République la nécessité de mettre en œuvre une politique pénale ferme, rapide et diligente, en répression des actes commis à l’encontre des élus locaux et des parlementaires, ainsi qu’un suivi renforcé des procédures pénales les concernant. Les procureurs ont ainsi été invités à désigner un magistrat du parquet comme interlocuteur des élus du ressort et à organiser des réunions d’échanges avec les forces de sécurité intérieure et les élus permettant de présenter l’action du parquet relative aux infractions commises à l’encontre des personnes investies d’un mandat électif.

Par ailleurs, par dépêche du 6 mai 2021, les parquets généraux et parquets ont été invités à transmettre à la direction des affaires criminelles et des grâces, semestriellement, un rapport d’analyse comportant pour chaque cour d’une part, le nombre et la nature des infractions de violences et de menaces avec arme commises à l’encontre des élus et personnes investies d’un mandat électif au cours du semestre concerné, et d’autre part, une analyse des réponses pénales apportées comprenant la politique pénale mise en œuvre dans le ressort, ainsi que les peines prononcées en fonction de la nature de l’infraction.

En outre, par lettre de mission du 1er décembre 2021, le procureur général de Reims, a été chargé de piloter un groupe de travail, composé notamment de représentants de l’association des maires de France, afin de renforcer les relations entre les parquets et les maires, dans le respect des prérogatives de chacun.

Ce groupe de travail a rendu, le 8 mars 2022 un rapport formulant 30 recommandations, visant notamment à favoriser la connaissance réciproque des organisations et fonctionnements des parquets et des collectivités territoriales, et l’accompagnement des maires en qualité d’officier d’état civil ou de police judiciaire.

Enfin, une instruction interministérielle du 3 juillet 2023 signée conjointement par les ministères de l’intérieur et des Outre-mer, le ministère de la Justice ainsi que le ministère délégué auprès du ministre de l’intérieur et des Outre-mer et du ministre de la transition écologique relative à la prévention et lutte contre les menaces et violences faites aux élus, rappelle à l’ensemble des acteurs les instructions régulièrement délivrées ces derniers mois pour garantir la protection des élus.

A ce titre, le Gouvernement a annoncé la mise en œuvre de mesures supplémentaires, notamment celle d’un « pack sécurité » et du dispositif « alarme élu » destiné à garantir la sécurité des élus.

Le centre d’analyse et de lutte contre les atteintes aux élus (CALAE) a d’ailleurs été créé afin de renforcer les actions de prévention et le suivi de toute forme de violence contre les élus.

Références

Domaines juridiques

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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