
Vous êtes le maire de Marcq-en-Barœul et vous avez subi le sabotage de votre véhicule. Avez-vous une idée de pourquoi vous avez été la cible de cet acte malveillant ?
Bernard Gérard : Non c’est l’enquête qui je l’espère un jour établira la vérité. Mais au-delà de l’événement en lui-même, c’est effectivement le problème des violences faites à beaucoup d’élus qui se pose à travers de ce qui m’est arrivé.
Vous avez affirmé qu’un nouveau cap avait été franchi, constatez-vous des violences de plus en plus récurrentes sur les élus locaux du département ?
B.G. : C’est un problème national dont on a beaucoup parlé lors du congrès des maires de France. Mais depuis que mon cas a été rendu publique, la parole s’est libérée. Je pense que de très nombreux élus n’osaient pas parler. L’un a vu sa voiture griffée, un autre m’a indiqué qu’on avait tiré à la carabine sur sa porte. Ce sont des faits qu’on n’imaginait pas, peut-être qu’on n’en parlait pas par le passé. En tout cas on a le sentiment qu’un cap a été franchi alors que nous sommes les garants de la république, les garants du vivre ensemble. En dépit de nos différences, qu’elle soit sociologique, religieuse ou professionnelle. Il faut qu’il y ait un sursaut de citoyenneté pour que notre pays reste le pays du vivre ensemble.
Comment expliquez-vous cette hausse des violences ?
B.G. : Je crois qu’un certain nombre de personnes ont perdu toute notion du dialogue. C’est une véritable richesse de se dire que l’on a pas tous la même approche. Je suis maire depuis 2001 et je n’ai jamais connu un épisode comme celui-là, même si le combat politique est parfois rude. J’avoue être incrédule devant une telle situation, mais il faut aussi savoir regarder vers l’avenir. Il n’y a rien de plus beau que de se dire qu’on va être élu et consacrer quelques années de sa vie à travailler ensemble au bien commun.
Vous parlez d’un combat politique, d’avenir, de démocratie, une proposition de loi a été votée par le Sénat. Elle est débattue depuis le 31 janvier à l’Assemblée nationale. Qu’attendez-vous de ce texte ?
B.G. : J’attends qu’on se positionne et que l’on dise que c’est inadmissible d’attaquer des élus, comme c’est inadmissible de s’attaquer aux forces de l’ordre, ou de s’attaquer aux pompiers et de ne pas compliquer la vie des élus. Il faut leur simplifier la vie, leur clarifier et que les outils législatifs soient mis à disposition à la fois des forces de l’ordre et de la justice.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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