
Les violences urbaines à La Réunion sont au cœur de l’actualité ces derniers jours. Cet après-midi, les élus se sont réunis en préfecture pour établir un diagnostic et construire un plan d’actions. Nous étions à la sortie pour connaître les réponses apportées. On vous les détaille.
C’est « une réunion importante et souhaitée » souligne dans un premier temps le préfet. « Ces violences urbaines connues nous inquiètent puisqu’elles impliquent notamment des mineurs parfois très jeunes ».
C’est pourquoi, Jérôme Filippini affirme que des actions seront menées aussi bien sur le volet répressif que sur le champ de la prévention. Ce sera « une priorité pour le représentant de l’État et pour les institutions à La Réunion, pour les jours, semaines et mois à venir » assure-t-il au micro de Thibault Cordier :
> « Aucune tolérance »
Sur le volet répressif, Jérôme Filippini précise qu’il va s’appuyer sur des instruments existants à l’instar des comités locaux de la délinquance et poursuivre les opérations « place nette » déjà conduites depuis un certain temps.
Le but, « envoyer un signal fort à l’égard de ceux qui commettent des actes de délinquances. Aucune tolérance pour ces faits de violence » déclare-t-il.
> Mieux accompagner l’enfant délaissé
« La répression ne suffit pas. Il faut engager un travail de plus longue haleine sur la prise en compte de l’enfance délaissée » poursuit-il. Car ces jeunes enrôlés dans la délinquance sont souvent en manque de repères.
Le président du Département, Cyrille Melchior, présent à cette réunion, a donc proposé un cadre. « Le Conseil départemental de prévention de la délinquance va se donner toute l’année 2024 au chantier de l’enfance en danger et délinquante ». L’objectif, faire en sorte que les conditions fondamentales au bon développement de l’enfant soient réunies, comme l’éducation, le respect des droits sociaux, l’accès au logement et l’exercice de l’autorité parental.
> Quels moyens pour y parvenir ?
Jérôme Filippini indique analyser les moyens dont il dispose, mais précise, « on s’aperçoit que ce n’est forcément les moyens dont on manque, mais une meilleure coordination ». C’est pourquoi les réunions entre les différents acteurs continueront pour « mieux travailler ensemble, pour faire en sorte que cette société réunionnaise apaisée le reste dans les années futures pour nos enfants et nos petits-enfants » ajoute Cyrille Melchior.
> Éviter la stigmatisation
Sur le profil des mineurs délinquants, Jérôme Filippini met en garde. « Il faut éviter la généralisation et la stigmatisation. La délinquance à La Réunion ne se limite pas à des actes créés par des jeunes originaires de Mayotte et qui d’ailleurs, pour un très grand nombre, sont nés à La Réunion et sont Français ».
« L’autre risque serait le déni : dire qu’il ‘y a pas de difficultés. Lorsqu’on constate des combats de rue, des tortures sur des animaux… ce sont des faits spécifiques et qui ne sont pas des traditions culturelles venues de l’océan Indien, mais des déviations contre lesquelles nous devons lutter ».
Enfin, il a tenu à rappeler que ces faits de violence ne sont pas une question de quantité – « les plus importants à La Réunion restent les violences intrafamiliales » précise-t-il – c’est plutôt « un problème de sensibilité, car ce sont des faits nouveaux auxquels il faut qu’on s’attelle pour éviter que ne s’installe une mauvaise délinquance ».
Pas sûr que toutes ces réponses soient au goût du député Jean-Hugues Ratenon qui, peu avant la réunion, avait appelé par voie de communiqué à des décisions concrètes immédiates.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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