, Val-d’Oise : Emilie Chandler, députée porte-loi de la lutte contre les violences intrafamiliales

Val-d’Oise : Emilie Chandler, députée porte-loi de la lutte contre les violences intrafamiliales

, Val-d’Oise : Emilie Chandler, députée porte-loi de la lutte contre les violences intrafamiliales
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Sa semaine autour de la Journée internationale des droits des femmes se sera terminée au siège de l’Onu (Organisation des Nations Unies).

À peine une opération de diffusion de sac à baguette terminée, vendredi 8 mars 2024, à Magny-en-Vexin (Val-d’Oise), dans le cadre des actions de lutte contre les violences faites aux femmes, Émilie Chandler quittait sa circonscription pour New York afin de participer, avec une délégation de parlementaires, à la 68e Session annuelle de la Commission de la condition de la femme, le plus grand rassemblement annuel des Nations Unies consacré à l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes, qui se tient jusqu’au 22 mars.

Ordonnance de protection

Auparavant, la députée de la première circonscription du Val-d’Oise a fait adopter, à l’unanimité, mardi 5 mars, une ordonnance de protection immédiate des femmes victimes de violences intrafamiliales.

Une disposition qui a pour but d’allonger la durée de l’ordonnance de protection ordinaire et de protéger plus tôt les femmes en danger et ainsi engager une action immédiate et plus rapidement encore pour des femmes victimes, ainsi que leurs enfants.

« Un juge saisi, peut ordonner une protection provisoire immédiate de la victime en dehors de toute plainte pénale et de contradictoire »

Mercredi 6 mars, Prisca Thévenot, porte-parole du gouvernement, était venue au  Moulin de Pont-Rû, à Bray-et-Lû (Val-d’Oise), un tiers-lieu qui accueille des femmes victimes de violences.

La représentante du gouvernement s’y était déplacée à la demande de la députée, pour y débattre avec des femmes dans le cadre de la mise en place de la loi votée la veille. 

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Plan rouge

Depuis son élection, la députée Chandler est active dans le domaine de la lutte contre les violences intrafamiliales.

Elle a été missionnée, en septembre 2022, avec la sénatrice (Ps) de l’Yonne, Dominique Vérien, pour une évaluation de la lutte contre les violences intrafamiliales, qui avait donné lieu à un rapport remis en juin 2023.

Plusieurs centaines d’auditions avaient conduit à 59 recommandations du Plan Rouge Vif (Violence intrafamiliale).

« Nous avons également observé les mesures en Angleterre, Espagne, Italie, Canada pour faire un comparatif, afin de travailler sur une amélioration du traitement des Vif », souligne Émilie Chandler.

« Nous avons ainsi conclu qu’il y avait un besoin de formation des personnes pouvant intervenir dans la détection et la prévention des Vif. Ça va du personnel enseignant, des forces de l’ordre, médecins, dentistes, gynécologues, sages-femmes, infirmiers, avocats, magistrats… », détaille la députée.

Pôle Vif

Des réglementations ont pu être mises en œuvre, mais d’autres nécessitaient la mise en place de pôles Vif dans les juridictions et cours d’appel. Ils sont effectifs depuis le 1er janvier 2024.

« L’ensemble des juridictions s’est saisi de ce dispositif », assure la parlementaire.

Le bracelet électronique et le téléphone Grave danger complètent les mesures prises.

La mise en place de Maisons des femmes, par département, s’ajoute à ces dispositifs.

« Je dois faire le point à ce sujet avec le ministre de la Santé », annonce l’élue. 

Dans le Val-d’Oise, un nouveau dispositif permet aux victimes de porter plainte dans les cliniques et hôpitaux.

Un protocole départemental d’accueil et d’accompagnement a été mis en place dans ce sens et signé, jeudi 7 mars, par le parquet, la préfecture, le Département et les établissements de santé.

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Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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