
« Depuis quelques semaines, les agressions subies par les sapeurs-pompiers augmentent de manière préoccupante. » C’est le triste constat du service départemental d’incendie et de secours du Tarn (SDIS 81).
En effet, 37 secouristes ont été agressés depuis le début de l’année dans le département, soit quasiment trois fois plus qu’en 2022 (13).
Alors que nous ne sommes qu’à mi-année, le nombre de victimes recensées a pratiquement atteint le chiffre déjà record de 2023 (41, ndlr). Tous les secteurs géographiques sont concernés, en ville comme en ruralité.
À lire aussi
Coups, menaces avec armes et projectiles
Face a cette situation, une réunion s’est tenue le vendredi 12 juillet 2024 à l’état-major du SDIS. « Les élus du conseil d’administration ont témoigné leur soutien aux sapeurs-pompiers après que Michel Benoît, président du SDIS, et le colonel Jimmy Gaubert, chef de corps, aient exposé la situation et appelé à condamner ces actes inacceptables », raconte le corps de sapeurs-pompiers.
Pour rappel, l’équipage d’un véhicule de secours à victimes a été menacé avec une arme à feu le 23 juin dernier. Début juillet, plusieurs sapeurs-pompiers ont été agressés à coups de poings et coups de pieds lors d’une intervention au moment où, sur une autre intervention à l’autre bout du département, un second équipage était forcé de se replier face à un individu qui leur jetait des projectiles.
À lire aussi
L’Ariège aussi concernée
Le Tarn n’est pas le seul département concerné. Le SDIS de l’Ariège s’est également exprimé sur les réseaux sociaux ce mercredi 17 juillet.
Au cours d’une intervention dans la nuit du 14 au 15 juillet dernier, alors qu’ils portaient secours, les sapeurs-pompiers de Lavelanet ont été pris à parti par des tirs de mortiers d’artifices. Une plainte a été déposée.
Suivez toute l’actualité de vos villes et médias favoris en vous inscrivant à Mon Actu.
…
Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
Source: Source
